À L’OMBRE DES FILLES : coup de projecteur sur le film de Etienne Comar

Posté par Méline Querré le 15 avril 2022
À l'occasion de la sortie de son nouveau long métrage À L’OMBRE DES FILLES, le réalisateur Etienne Comar et la désormais comédienne Fatima Berriah ont été conviés sur le plateau de Laurie Cholewa pour nous raconter les coulisses de ce film aux enjeux dramatiques forts, à la fois porteurs d’émotions et de vérité.

Dans À L’OMBRE DES FILLES, Alex Lutz interprète un chanteur lyrique renommé qui accepte d’animer un atelier dans un centre de détention, face à des femmes aux parcours de vie qu’il ne connait pas mais grâce auxquelles il va pourtant réussir à avancer dans sa propre vie, jusqu’alors chaotique. 

Partenaire de jeu d’Alex Lutz, Fatima Berriah fait ses premiers pas dans ce film, où elle est absolument remarquable et dotée d’une personnalité qui crève l’écran. Etienne Comar explique au micro de Laurie pourquoi ce choix a été pour lui une évidence, alors qu’elle est pourtant arrivée sur le projet par hasard :

« Sa façon de se comporter, sa façon de bouger aussi dans l’espace, c’est très important pour un acteur la façon dont il bouge, la façon dont il se présente. Et comme je savais que c’était un film qui parlait du chant mais aussi de la libération corporelle que ça provoque chez les personnages, tout d’un coup j’ai vu comme un félin rentrer dans un espace avec en même temps une forme d’intimidation, j’ai trouvé qu’elle avait un charisme de dingue donc ça m’a tout de suite tapé dans l’œil. »

Mais alors comment est venue l’idée de confronter un chanteur lyrique à des détenues en prison ? Etienne Comar a répondu à cette question d’une manière poétique : 

« Alors je voulais faire un film sur le chant car la libération par le chant c’est quelque chose que j’ai éprouvé moi à un moment en faisant du chant. Et j’ai entendu parler d’ateliers de chant dans des centres de détention, alors je me suis dit qu’en fait c’était une belle manière d’en parler, de confronter cette liberté d’expression vocale en même temps au cloisonnement et au confinement des corps. Qu’est-ce que ça provoque quand on veut essayer de faire chanter des gens. Donc je suis allé faire un atelier de chant en prison, tester des choses. J’ai observé aussi comment ça se passait et j’ai trouvé qu’il y avait vraiment des enjeux dramatiques qui sont simples mais en même temps très porteurs d’émotions et de vérité. »

Etienne Comar n’en est pas à son premier film sur la musique, il avait déjà réalisé DJANGO en 2016. Même si cette fois-ci on passe de l’artiste aux apprenties artistes, le thème persiste et on lui a donc demandé ce qui l’intéressait tant dans cette relation entre le cinéma et la musique.  

« C’est vrai que ce sont deux arts que j’aime énormément, je me nourris autant de musique que de cinéma. Je vois souvent les films un peu comme des partitions musicales ou éventuellement des musiques m’inspirent énormément de choses visuelle,s donc il y a toujours une interaction que je trouve intéressante de traiter. »

Dans le film, on a peu d’information sur le personnage que joue Fatima Barriah, alors qui de mieux placée que l’actrice elle-même pour nous en dire plus sur la manière dont elle s’est représentée et appropriée son personnage :  

« En fait Etienne m’a dit qui j’étais, pour pouvoir justement encrer le personnage et imaginer un peu la nana qui tient le ghetto et le cartel de la cité. Après il sait que j’adore les animaux, je pense qu’il en a joué… Et dans le film il y a un gars qui est censé avoir tué mon chien donc là je l’ai vraiment pris à cœur et ça m’a permis vraiment de le jouer. »

Enfin, une question qui ne se pose plus mais qu’on aime quand même poser, pourquoi avoir spécifiquement choisi Alex Lutz pour jouer dans son film ? Etienne Comar y a répondu tout naturellement :

« J’adore Alex comme acteur, son coté polymorphe qui arrive à faire des choses très différentes, c’est rare les acteurs dans le paysage du cinéma français qui arrivent à se transformer, à ne pas avoir peur de changer complètement leur apparence physique. Et il avait lui-même déjà expérimenté ce genre d’atelier dans le cadre d’atelier de théâtre dans des zones un peu difficiles, donc il était très concerné par le fait d’aller donner de son temps comme ce que fait le personnage. »

Ils nous le prouvent encore une fois, le chant ça fait du bien. Alors lancez-vous, aiguisez vos cordes vocales et allez passer un bon moment devant À L’OMBRE DES FILLES, actuellement en salles. 

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