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Anna, la nouvelle super-héroïne de Luc Besson

Posté par Jean François Frontera le 19 mai 2020
De Nikita à Angel-A en passant par The Lady, Luc Besson a toujours aimé mettre en scène et en avant des femmes puissantes. Anna, interprétée par Sasha Luss, est un agent secret doublé d'une tueuse redoutable comme l'était Nikita il y a vingt ans.
Les héroïnes « en a »

Rappelons-nous du premier film de Luc Besson, Le Dernier Combat (1983). Aucun personnage n'était nommé : Jean Bouise était « le docteur », Pierre Jolivet, « l'homme ». Puis la filmographie du réalisateur a pris un autre tournant, avec – si l'on reste focalisé sur les noms – des héroïnes qui ont souvent ce point commun amusant : ce sont des femmes « en a » - comprendre dont le prénom se termine par la première lettre de l'alphabet.

Dans Subway (1985), Isabelle Adjani était Helena (Kerman) ; dans Léon (1994), Natalie Portman incarnait Mathilda (Lando) ; quant à Rosanna Arquette, elle jouait le rôle de Johana (Baker) dans Le Grand Bleu (1988). Le réalisateur est même allé jusqu'à baptiser ses films par le prénom de ses héroïnes, toujours « en a » - en retirant le nom de famille : en 2005, il y a eu Angel-A (Rie Rassmussen) avec ce trait d'union comme pour bien mettre en valeur le a ; il y a eu encore avant elle, en 1990, Nikita (interprétée par Anne Parillaud). Voici Anna (2019), qui, elle, ne conserve plus qu'une seule voyelle : le a.

Femmes battantes

Au-delà de cette analyse que ne renierait pas l'Oulipo, on peut dire que Luc Besson aime surtout les héroïnes d'action, les « battantes » ; aussi bien les femmes courageuses, à poigne, que les celles qui savent se battre, qui savent se servir de leurs poings (et de leurs armes). Milla Jovovich mettait à terre une armée de Mangalores (les monstres au service du méchant Zorg) dans Le Cinquième élement (1997) quand elle n'incarnait pas Jeanne D'Arc (1999). Jouée par Michelle Yeoh, « The Lady » (tiré du film éponyme sorti en 2011) était une femme qui luttait pour la démocratie en Birmanie en même temps qu'elle devait affronter la maladie de l'homme de sa vie. En 2014, Lucy (Scarlett Johansson) était une étudiante qui voyait ses capacités intellectuelles se développer à l'infini.

Et n'oublions pas la plus symbolique de toutes : Nikita, l'ex-junkie devenue agent secret. Si dans Léon, le « nettoyeur » (Jean Reno) apprenait son « métier » à Mathilda (Natalie Portman), Luc Besson a crée une tueuse professionnelle avec Nikita. Et Anna (Poliatova) d'être en quelque sorte sa cousine (pas si) éloignée.

Anna, une héroïne aux multiples identités

Nous sommes à Moscou, en 1985 – année de Subway mais aussi période de Guerre froide. Anna est une jeune femme droguée et mariée à un petit délinquant psychopathe. Deux ans plus tard, elle se fait remarquer par un haut responsable du KGB ; celui-ci la forme pour l'entraîner dans des missions de plus en plus dangereuses. Anna devient une tueuse redoutable. Et le film de révéler Sasha Luss qui était déjà en capture de mouvement la princesse Lihö-Minaa, du peuple des Pearls, dans Valerian et la cité des mille planète (Luc Besson, 2017).

Comme pour la mettre encore plus en avant, la nouvelle super-héroïne de Besson n'est pas qu'une mais... plusieurs. Un agent double ? Comme les poupées russes Matriochka, elle est multiple ; tour à tour espionne, top model, joueuse d'échecs... Combien de femmes se cachent en elles ? C'est là l'intrigue du film, qui n'est pas sans rappeler Red Sparrow (Francis Lawrence, 2018) dans lequel Jennifer Lawrence interprétait Dominika Egorova, encore un nom « en a », ce long-métrage d'espionnage renvoyant lui-même à Nikita.

Anna, disponible dès le 20/05 sur OCS

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