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Beginning, le gagnant du Festival de Saint-Sébastien projeté à Cannes

Posté par Rosario Ligammari le 23 octobre 2020
Il y a à peine un mois, le film géorgien BEGINNING a été le grand gagnant du Festival de Saint-Sébastien. Il a en effet remporté pas moins de quatre trophées, dont celui du meilleur film. Ce premier long-métrage signé Dea Kulumbegashvili poursuit sa route du succès en faisant partie des films sélectionnés à Cannes.
Le grand gagnant de Saint-Sébastien

Pour une surprise, c'est une bonne surprise. Le 26 septembre dernier, BEGINNING (ou DASATSKISI en géorgien) a fait beaucoup de bruit à la soixante-huitième édition du Festival international du film de Saint-Sébastien, le festival le plus important de cinéma hispanique. En effet, le Président du jury de cette édition, à savoir Luca Guadagnino (metteur en scène notamment de CALL ME BY YOUR NAME, 2017), a remis à la réalisatrice Dea Kulumbegashvili le trophée suprême : la Coquille d'Or (la Concha de Oro) du meilleur film.

Mais ce n'est pas tout, BEGINNING a aussi obtenu le prix (cette fois-ci la Coquille d'Argent) de la meilleure réalisation et celui du meilleur scénario pendant que La Sukhitashvili a remporté le prix de la meilleure actrice. Ainsi, le film a largement fait de l'ombre au favori DRUNK de Thomas Vinterberg, le réalisateur danois qui avait marqué le public et la critique en 1998 avec son FESTEN.

Un film qui s'annonce passionnant

Le triomphe ne s'arrête pas là. En plus de ces prestigieux trophées, au Festival de Toronto BEGINNING a gagné le prix FIPRESCI de la critique internationale, trophée qui récompense « le cinéma de genre, risqué, original et personnel ». Pour donner des exemples, ce prix a été remis à LA ZONA (Rodrigo Pla, 2007), au très beau IDA (Paweł Pawlikowski, 2013) ou même à... RESERVOIR DOGS (Quentin Tarantino, 1992).

Voilà pour le succès de ce long-métrage qui s'annonce passionnant, puissant, étrange, à l'instar des films récompensés par le prix FIPRESCI. En un mot : singulier. Voyez plutôt l'histoire. Yana (La Sukhitashvili), son mari David (Rati Oneli) et leur fils George (Saba Gogichaishvili) sont témoins de Jéhovah dans un village géorgien isolé et majoritairement composé d'une communauté chrétienne orthodoxe. Quand Yana apprend que leur lieu de culte a été incendié au cours d'un service religieux par un groupe d'extrémistes, elle n'a qu'une idée en tête : se venger.

La réalisatrice Dea Kulumbegashvili

Cette ovation dans les festivals (en attendant Cannes...) et ce pitch suffisent à générer l'excitation. Quant à Dea Kulumbegashvili, la femme derrière BEGINNING, qui est-elle ? 

La réalisatrice est née en Géorgie donc et a fait des études d'arts et médias à New-York. En 2014, son court-métrage ESPACES INVISIBLES (UKHILAVI SIVRTSEEBI) a été nommé pour la Palme d'or à Cannes. S'il n'a pas remporté le trophée, ce court entre dans l'Histoire du cinéma puisqu'il s'agit du premier film issu de la Géorgie indépendante à être nommé en compétition officielle au Festival. Dans les sections parallèles, le cinéma géorgien a été représenté récemment avec un long-métrage tel que ET PUIS NOUS DANSERONS (Levan Akin), projeté à la Quinzaine des réalisateurs l'an dernier.

Pour conclure à propos de BEGINNING, le film porte très bien son nom. Ce n'est que le début, oui, pour ce film géorgien : le début du succès.

BEGINNING fait partie des quatre films de la Sélection Cannes 2020 à être diffusés en avant-première lors du Festival (entre le 27 et le 29 octobre)

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