Ben is back et le retour de Julia Roberts

Posté par Rosario Ligammari le 30 Novembre 2019
Dès le début des années 90, Pretty Woman a permis à Julia Roberts de rencontrer un très large succès auprès du public. Devenue une figure de la comédie romantique avant de prendre un tournant plus dramatique, elle a aussi souvent joué de son statut de star. Dans Ben is back, l'actrice se révèle bouleversante comme jamais.
Pretty Woman pour toujours

Parfois il suffit d'un rôle pour basculer vers le statut de superstar. Pour Julia Roberts, il n'y a pas à tergiverser, il s'agit de son personnage de Vivian dans Pretty Woman (Garry Marshall, 1990). C'est simple : il fait partie des films qui ouvrent aussi bien les années 90 que la carrière de celle que l'on a vite considérée comme la « nouvelle Audrey Hepburn ». Et ce, jusqu'à créer l’ambiguïté avec une "presque" suite : Just Married (ou presque) (en 1999), soit les retrouvailles presque dix ans plus tard avec Richard Gere sous la direction de Garry Marshall.

Pretty Woman a imposé Julia Roberts en tant que figure incontournable de la comédie à l'eau de rose : en témoignent ensuite Le Mariage de mon meilleur ami (Paul John Hogan, 1997), Tout le monde dit I love you (Woody Allen, 1997) ou même plus tard Valentine's day (réalisé par le même Garry Marshall en 2010). En cela, Julia Roberts aura été une sorte de pendant féminin de Hugh Grant, jusqu'à ce que Coup de Foudre à Nothing Hill (Roger Michell, 1999) les fasse se rencontrer. Et, comme le titre l'indique, s'aimer.

La star qui joue la star

Parfois il suffit aussi d'un seul réalisateur pour basculer vers une nouvelle image. Pour Julia Roberts, c'est la collaboration avec Steven Soderbergh qui aura été décisive. Erin Brockovich fait en effet partie de ces films qui ont marqué un tournant dans la carrière de Julia Roberts dans les années 2000. Dans celui-ci, l'actrice incarne avec force ce personnage de femme autodidacte, militante de l'environnement, qui élève seule ses trois enfants. George Clooney – avec qui elle a tourné à plusieurs reprises (encore récemment, en 2016 dans Money Monster de Jodie Foster) lui offre ensuite un rôle marquant dans son premier long-métrage Confessions d'un homme dangereux (2002).

Nous parlions de star, mais Julia Roberts n'a jamais cessé de s'amuser avec son image. Dans Couple de stars (Joe Roth, 2001) bien sûr, ou juste avant dans Coup de foudre à Nothing Hill, pour lequel elle campe Anna Scott l'actrice la plus célèbre de Hollywood, mais aussi après, dans Ocean's Twelve (Steven Soderbergh, 2004), dans lequel elle incarne Tess Ocean, une arnaqueuse qui profite du fait d'être le sosie de... Julia Roberts.

Ben is back, Julia Roberts aussi

Ben is Back (Peter Hedges, 2019) marque le retour de Julia Roberts au premier plan. Pendant un temps, l'actrice aurait préféré mettre de côté sa carrière pour se consacrer à sa vie privée ; cela ne l'a pas empêchée de continuer à tourner, quoique à un rythme moins régulier.

Mélodrame conçu comme un thriller, Ben is back permet surtout à l'actrice de dévoiler une nouvelle facette de son jeu. Après avoir incarné pour la première fois une méchante, à savoir la Reine dans Blanche-Neige (Tarsem Singh, 2012), Julia Roberts interprète ici une mère courage qui se bat contre la toxicomanie de son fils, ce dernier étant revenu le soir du réveillon de Noël. Un sommet d'émotion...

Lucas Hedges, qui joue le fils en question (et qui est aussi, au passage, le propre fils du réalisateur) a été frappé par un point : en plus de son talent de comédienne, Julia Roberts s'est montrée d'une très grande simplicité et humilité durant le tournage. Conclusion : elle a beau avoir joué les stars – et en être une depuis maintenant trente ans – l'actrice ne se la joue pas.

Ben is back, disponible dès le 07/12 sur CANAL+CINEMA et myCANAL

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