Bohemian Rhapsody : quand les Oscars sont férus de biopics

Posté par Rosario Ligammari le 17 Septembre 2019
Bohemian Rhapsody a remporté un nombre incalculable de trophées, dont l'Oscar du Meilleur acteur attribué à Rami Malek. Chaque année, en plus de leurs succès en salle, les biopics font fureur dans les cérémonies de récompenses. Pour les acteurs, interpréter une célébrité est devenu une consécration. Voyons tout cela de plus près.
Biopics et Oscars du Meilleur acteur

Autant le thriller a ses fans ou le cinéma d'horreur ses passionnés, autant le biopic est un genre qui semble à lui seul faire l'unanimité. Il réussit l'exploit de réconcilier les critiques et le public, jusqu'à l'apothéose des récompenses. Amadeus (Milos Forman, 1984) en est l'exemple-type : très souvent cité dans les classements des meilleurs films de tous les temps, il a largement conquis le public à sa sortie et, last but not least, il se place dans le peloton de tête des films les plus oscarisés.

Mais le biopic est avant tout une aubaine pour les acteurs. De Jamie Foxx en Ray Charles (Ray de Taylor Hackford, 2005) à Philip Seymour Hoffman en Truman Capote (Truman Capote de Bennett Miller, 2006) jusqu'à Rami Malek dans la peau de Freddie Mercury (Bohemian Rhapsody de Bryan Singer, 2018), ils ont tous remporté l'Oscar du Meilleur acteur.

La réincarnation d'une célébrité

L'Oscar du Meilleur acteur pour un biopic est une récompense qui se voudrait à la hauteur de la métamorphose du comédien. En effet, on parle bien de transformation : il s'agit pour lui non plus de jouer cette célébrité mais littéralement de l'incarner. Jusqu'à la réincarner ? Car en réussissant à (re)donner vie à un personnage qui a existé, c'est comme si l'acteur, quelque part, le ressuscitait. Et cela rend l'émotion encore plus palpable. Bien sûr, on peut s'attacher à un personnage inventé par un scénariste et très bien campé par son acteur, mais un chanteur tel que Freddie Mercury est plus enclin à émouvoir les spectateurs, déjà bouleversés par l'homme et son destin tragique.

Jouer une célébrité rend célèbre

Dans le biopic, il y a ce curieux phénomène : interpréter une célébrité quand on en est déjà une soi-même – comme quand Will Smith se change en Mohammed Ali (Ali, Michael Mann, 2002) ou comme quand Marion Cotillard se glisse dans la peau d’Édith Piaf (La Môme Olivier Dahan, 2008). Pour d'autres, le biopic représente une forme de consécration, l'apogée de leur carrière. C'est le cas de Rami Malek pour son interprétation de Freddie Mercury. C'est le cas encore de Taron Egerton. L'acteur possède une filmographie assez courte (huit longs métrages et cinq ans d'activité) et s'est illustré surtout dans des seconds rôles : en revivant la vie d'Elton John le temps d'un film (Rocketman de Dexter Fletcher, 2019), c'est la sienne qui a changé. A ce propos, il pourrait bien remporter lui aussi l'Oscar du Meilleur Acteur.

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