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Charlize Theron, Atomic Blonde et tueuse

Posté par Rosario Ligammari le 20 Décembre 2019
Sa blondeur étincelante la rend angélique, pourtant il faut parfois se méfier des apparences : la femme blonde et tueuse a toujours existé au cinéma, en tant que personnage avide de vengeance ou en tant que « serial killeuse ». A moins que tuer ne fasse partie de son métier, comme Charlize Theron dans Atomic Blonde.
La revanche des blondes

Ah, la revanche d'une blonde... On ne parle pas ici du film éponyme réalisé par Robert Luketic en 2001 puisque Reese Witherspoon ne tue personne. On pense plutôt par exemple au subversif Russ Meyer et à ses puissantes héroïnes dans ses longs-métrages de sexploitation comme Faster, Pussycat Kill Kill (sorti en 1965 aux États-Unis mais seulement en 1985 en France), le film de chevet de John Waters et celui qui a inspiré Quentin Tarantino pour Boulevard de la mort (2007). Eh bien, parmi les trois « femmes sauvages » de Pussycat, le blond de Lori Williams flamboie dans le noir et blanc.

D'ailleurs, quand on dit femmes et vengeance dans un même pitch, impossible de ne pas songer à Tarantino et aux deux volets de Kill Bill (2003 pour le premier, 2004 pour le second). Pour le coup, Uma Thurman a troqué la frange brune de Pulp Fiction (1994) pour un blond assorti à sa tenue. Un des climax du diptyque de Tarantino la voit se battre à mort contre une Daryl Hanna, une autre blonde.

Les psychopathes

Si le cinéma compte quelques tueuses à gages marquantes (et blondes, pour rester dans le thème) comme Kathleen Turner dans L'Honneur des Prizzi (John Huston, 1985) ou Rebecca Romijn dans Femme Fatale (Brian de Palma, 2001), c'est surtout la figure de la meurtrière qui revient. Cette figure est très « De Palmesque » si l'on fait référence au hasard à Pulsions (1981), avec la mythique scène du meurtre dans l'ascenseur par cette mystérieuse femme qui camoufle ses yeux derrière des lunettes noires mais pas sa blondeur.

Dans la veine De Palma qui oscille entre le chaud et le froid, il y a bien sûr Basic Instinct (Paul Verhoeven, 1992) avec Sharon Stone et son pic à glace, entre eros et thanatos. Rebecca de Mornay est quant à elle terrifiante en baby-sitter psychopathe dans La Main sur le berceau (réalisé par Curtis Hanson et sorti lui aussi en 1992). Et Charlize Theron encore plus en serial-killeuse dans Monster (Patty Jenkins, 2004).

Et puis les espionnes

Dans Atomic Blonde (David Leitch, 2017), Charlize Theron revient dans un rôle évidemment très différent de celui de Monster ; elle redevient icône sexy mais quand même tueuse ; divine mais dangereuse, pour paraphraser le long-métrage Harald Zwart sorti en 2011 avec Liv Tyler (rousse pour l'occasion). Charlize Theron campe ici une espionne du Service de renseignement de Sa Majesté pendant la Guerre froide. A Berlin, elle s'associe avec David Perceval, le chef station local ; à partir de là se met en place un jeu d'espion meurtrier...

De Greta Garbo en Mata Hari (dans le film de George Fitzmaurice sorti en 1931) à Carice Van Houten en jeune juive infiltrée dans le Service de Renseignements allemand pendant la guerre pour Black Book (Paul Verhoeven, 2006), un certain nombre d'actrices ont incarné une espionne. Atomic Blonde renvoie en fait surtout à Jennifer Lawrence dans Red Sparrow (Francis Lawrence, 2018), la sortie des deux films n'ayant au passage que quelques mois d'écart. D'ailleurs, l'actrice y brouillait même les pistes capillaires : elle était tour à tour châtain et blonde.

Atomic Blonde, disponible dès le 17/12 sur CANAL+CINEMA

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