Crazy Rich Asians, une comédie romantique en or

Posté par Rosario Ligammari le 17 Septembre 2019
Crazy Rich Asians est une comédie romantique qui se déroule au cœur de la très grande bourgeoisie singapourienne. On le constate : l'argent en tant que sujet fait le bonheur de nombreux réalisateurs. Des films flamboyants aux plus « bling-bling », faisons un zoom sur la richesse telle qu'elle est montrée à l'écran.
Tout ce qui brille

C'est un fait : le brillant attire l’œil. Les films Hors de prix (Pierre Salvadori, 2006), Tout ce qui brille (Géraldine Nakache et Hervé Mimran, 2010), The Bling Ring (Sofia Coppola, 2013), ou, dans un autre registre, la Palme d'or de cette année Parasite (Bong Joon-ho, 2019), illustrent cette idée en montrant des individus attirés par le luxe comme un papillon de nuit est attiré par la lumière.

En plus de vouloir montrer l'envers du décor chez les riches, certains réalisateurs aiment à montrer « tout ce qui brille » pour des motifs esthétiques : c'est en tout cas valable pour le cinéma de Paolo Sorrentino. De La Grande Bellezza (2013) à Silvio et les autres (2018), le réalisateur italien aime à filmer le luxe. De l'éclairage soigné aux décors cinq étoiles, cela lui permet d'en mettre plein les yeux aux spectateurs.

La jeunesse dorée

Un certain cinéma traite des « filles et fils à papa ». On peut alors y voir la désinvolture adolescente dans toute sa splendeur, les caprices et le mal de vivre qui s'expriment sous des lustres hors de prix. Citons l'incontournable Hell (Bruno Chiche, 2006) inspiré du livre éponyme signé Lolita Pille (paru en 2002), sur les mésaventures d'une jeune fille au portefeuille rempli mais à l'existence vide.

La Jeunesse dorée (Eva Ionesco, 2019) quant à lui porte bien son titre : il raconte les années Palace à travers les épopées noctambules de protagonistes nés sous une bonne étoile. Le film bénéficie là encore d'une très belle photographie et d'une reconstitution flamboyante de la fin des années 70 et du début des années 80.

Éclats de bling-bling

Enfin, il y a ces films qui épousent le style clinquant des individus qu'ils mettent en scène. Ce cinéma tape-à-l’œil décomplexé donne des longs-métrages bling-bling exubérants, à coups de grosses voitures dans la franchise Fast & Furious ou d'hélicoptère et d'immense maison dans la saga 50 Shades of Grey. Ces longs-métrages ont eux aussi un point commun : ils ont coûté très cher. En même temps, il serait difficile – voire paradoxal – de réaliser des films sur le luxe avec des bouts de ficelles et du toc.

Crazy Rich Asians (Jon Chu, 2018) se situe un peu au milieu de tout cela. Tiré du best-seller Singapour Millionnaire (Kevin Kwan, 2013), il s'agit d'une comédie romantique qui met un coup de projecteur sur une famille fortunée de Singapour. Si au cinéma les très riches peuvent parfois être montrés comme une élite arrogante, dans Crazy Rich Asians, la folie douce des personnages contrebalance avec leur condition de privilégiés potentiellement agaçante. Et côté visuel, ça étincelle de tous les côtés, en accord avec le sujet. On peut donc qualifier Crazy Rich Asians de « brillant ».

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toutes les vidéos cinéma, films et émissions sont disponibles sur myCANAL

Suivez Cinéma Canal+ sur :

Facebook

Twitter

Instagram