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Et si on rendait hommage à la carrière de Cameron Diaz ?

Posté par Alexis Lebrun le 9 mars 2021
Retraitée du grand écran depuis quelques années, Cameron Diaz est l’une des plus grandes stars du cinéma des trente dernières années. Désormais reconvertie dans la viticulture et focalisée sur sa vie de famille avec son premier enfant, l’actrice californienne qui fêtera ses 50 ans l’année prochaine est à l’honneur ce mois-ci sur TCM Cinéma. Au programme : la diffusion de quatre films marquants, issus d’une filmographie riche en succès.
Les débuts dans la comédie

Quiconque ayant grandi dans les années 1990 se souvient du premier rôle de Cameron Diaz. Il s’agit évidemment du phénomène THE MASK (Chuck Russell, 2014), où elle donne la réplique à un Jim Carrey déjà survolté. Le film est un très gros succès au box-office, et celle qui a commencé comme mannequin et n’avait pas la moindre expérience du cinéma avant THE MASK apparaît alors sur beaucoup de radars à Hollywood.

C’est ainsi qu’en 1997, elle figure au casting d’UNE VIE MOINS ORDINAIRE film méconnu de Danny Boyle, alors auréolé du succès de TRAINSPOTTING, sorti l’année précédente. Elle y forme un couple improbable avec Ewan McGregor, qui joue un loser intégral décidé à kidnapper la fille pourrie gâtée du patron qui vient de le virer. S’ensuit une cavale de dingue où les deux personnages se rapprochent rapidement, comme dans toute comédie romantique qui se respecte.

Mais en matière de rom-com, l’année suivante marque la sortie du film qui va changer la carrière de Cameron Diaz. Dans MARY À TOUT PRIX (1998), les frères Peter et Bobby Farrelly lui offrent le rôle-titre auquel elle est encore associée aujourd’hui, celui d’une jeune femme parfaite qui a tout pour plaire, et qui se retrouve d’ailleurs convoitée (pour ne pas dire poursuivie) dans le film par une galerie de personnages masculins tous plus débiles et malsains les uns que les autres, dont les deux réalisateurs sont des spécialistes depuis leur premier film, DUMB AND DUMBER (1994).

Film inusable et qui enchaîne les séquences désopilantes entrées dans la légende, MARY À TOUT PRIX fait un énorme carton à sa sortie, et il met surtout en évidence le talent comique de Cameron Diaz, qui tient la dragée haute à un Ben Stiller lui aussi irrésistible dans le rôle de Ted, un personnage maladroit et timide, amoureux de Mary depuis toujours. MARY À TOUT PRIX rapporte logiquement à Cameron Diaz sa première nomination aux Golden Globes, et la suivante ne tarde pas à arriver…

La transition vers des films dramatiques d’envergure

Avec MARY À TOUT PRIX, la carrière de Cameron Diaz à Hollywood est définitivement lancée, et dès l’année suivante, elle se retrouve à l’affiche de l’un des projets les plus singuliers de l’époque. Le cinéaste indépendant Spike Jonze fait en effet appel à elle pour son premier long-métrage, devenu culte aujourd’hui : DANS LA PEAU DE JOHN MALKOVICH (1999). Cameron Diaz y apparaît physiquement méconnaissable avec un look impayable, aux côtés de John Cusack, un marionnettiste qui a du mal à joindre les deux bouts, et dont elle incarne la femme obsédée par les animaux dans le film.

Mais la star est bien sûr le seul et unique John Malkovich, puisque le personnage joué par John Cusack trouve dans un immeuble une porte qui donne accès à l’esprit de l’acteur américain, où sa femme et bien d’autres personnes ne vont pas tarder à vouloir se rendre. Cameron Diaz contribue grandement à faire de ce film un classique instantané, et elle récolte sa deuxième nomination aux Golden Globes.

Elle poursuit sur sa lancée en rejoignant le très sérieux L’ENFER DU DIMANCHE (Oliver Stone, 2000), où elle incarne la propriétaire ambitieuse d’une franchise de foot américain en difficulté, et fait face à Al Pacino dans le rôle du vieil entraîneur qui a du mal à obtenir des résultats. Le reste du casting est du même niveau, puisqu’on y trouve notamment Jamie Foxx en jeune joueur de grand talent. Dans la grande tradition du cinéma d’Oliver Stone, L’ENFER DU DIMANCHE est un film qui dénonce, et s’attaque ici à pas mal de problématiques qui minent le football américain.

C’est aussi l’occasion de voir un discours mémorable d’Al Pacino en entraîneur, et des scènes de matchs filmées dans le style très rentre-dedans du réalisateur américain, avec en prime une ambiance sonore très travaillée et qui plonge dans l’ambiance caractéristique ce sport brutal. Un rôle à part dans la carrière de Cameron Diaz, et qui montre que l’actrice a très vite élargi son spectre pour ne pas rester cantonnée à des personnages qui copieraient celui de Mary. Elle le prouvera encore les années suivantes aux côtés de Tom Cruise dans VANILLA SKY (Cameron Crowe, 2001) puis Leonardo DiCaprio dans GANGS OF NEW YORK (Martin Scorsese, 2002), qui lui rapporteront deux autres nominations aux Golden Globes, mais c’est une autre histoire.

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