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Godzilla II – Roi des monstres et du cinéma catastrophe

Posté par Rosario Ligammari le 19 mars 2020
De 1954 à aujourd'hui, Godzilla a tout détruit sur son passage mais a enfanté pas moins de trente-cinq films. Godzilla II – Roi des monstres, suite du reboot Godzilla sorti en 2014, est le dernier à ce jour. Et la créature d'être encore à la hauteur de sa réputation.
Un vieux monstre

Godzilla II (Michael Dougherty, 2019) est bien sûr trompeur dans son titre puisque des Godzilla, il n'y en a pas deux mais pléthore – trente-cinq à ce jour (sans oublier les comics, mangas, jeux vidéos et autres séries). En revanche le sous-titre Roi des monstres colle à la réalité dans la mesure où cette créature fait figure de maître-étalon dans le rayon des kaiju movies, ces films de monstres nés dans le contexte du Japon post-Hiroshima. Et dans la culture populaire mondiale tout court.

Créé par le producteur Tomoyuki Tanaka, le réalisateur Ishirō Honda et le studio Tōhō, le premier Godzilla, signé Honda, remonte à 1954 et a été un gros succès au Japon avec neuf millions de spectateurs. Seulement un an plus tard est sorti Le Retour de Godzilla (Motoyoshi Oda). Puis une trentaine de films a suivi, des séries b japonaises au blockbuster de Roland Emmerich (1998) en passant par le reboot de Gareth Edwards (2014).

Godzilla et l'évolution technique

Cousin cinématographique de King Kong, monstre d'origine marine inspiré des reptiles préhistoriques, avec un corps proche de celui du tyrannosaure et une peau ressemblant à celle d'un crocodile, l’apparence de Godzilla peut changer d'un film à l'autre – dans le Godzilla d'Emmerich, il s'agit d'un descendant d'iguanes.

Initialement conçu comme une métaphore sur la crainte du nucléaire et le traumatisme des bombardements, Godzilla est devenu avec le temps une espèce de cobaye intrinsèquement lié à l'évolution technique au cinéma. Évidemment, dans les plus vieux films, le monstre n'est que le résultat d'un déguisement en latex endossé par des êtres humains ou d'une figure mécanique radio-commandée. Dans ce Godzilla II, la bestiole est un bon prétexte pour déployer des images numériques du plus bel effet et ainsi offrir un spectacle vertigineux et explosif toujours plus impressionnant.

Les combats de Godzilla

En fait, Godzilla est tel un roller coaster dont on ne se lasse pas. Et aussi, pourquoi pas, des rendez-vous de combats entre des créatures terrifiantes. Dans ce Godzilla II, il y a, en plus du monstre à trois têtes Ghidorah, les affrontements entre Godzilla et d'autres célèbres bestioles type Mothra et Rodan, dont le réalisateur des premiers Godzilla a d'ailleurs tiré des films à part entière et à leur nom (Rodan en 1956, Mothra en 1961, Mothra contre Godzilla en 1964...). Sans compter tous les « versus » comme les films de Jun Fukuda : Godzilla vs Gigan (1972), Godzilla vs Megalon (1973), Godzilla contre Mecanik Monster (1974)...

Bref, si la grosse bête Godzilla détruit tout, elle reste immortelle, inusable en matière de cinéma catastrophe : Godzilla vs Kong (Adam Wingard), qui sera la suite de Godzilla II, devrait sortir d'ici la fin de l'année.

Godzilla II – Roi des monstres, disponible dès le 23/03 sur CANAL+

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