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Grand Corps Malade et Mehdi Idir vont chez le CPE pour La Vie scolaire

Posté par Rosario Ligammari le 7 mai 2020
Après Patients, leur premier film sur la rééducation, Grand Corps Malade et Mehdi Idir s'intéressent à l'éducation avec La Vie Scolaire. Alors que des longs-métrages comme Entre les murs ou Les Grands esprits se placent du point de vue du professeur, La Vie Scolaire adopte celui d'une jeune CPE, comme pour donner une vision d'ensemble plus large.
La Vie scolaire ou l'école vue par une CPE

Quand la thématique de l'école est abordée au cinéma, il n'y a pas mille solutions concernant le regard : soit il s'agit de celui des professeurs, soit de celui des élèves. La Vie scolaire (Grand Corps Malade et Mehdi Idir, 2019) se démarque d'emblée en prenant le point de vue de Samia (Zita Hanrot), une jeune conseillère d’éducation qui se retrouve dans un collège à Saint-Denis réputé difficile.

Ce synopsis rappelle deux films : Le plus beau métier du monde (Gérard Lauzier, 1996), dans lequel Gérard Depardieu passe d'un petit collège tranquille de province aux « quatrième techno » d'une banlieue difficile ; et, plus récemment, Les Grands Esprits (Olivier Ayache-Vidal, 2017), dans lequel Denis Podalydès passe du prestigieux lycée Henri IV à une école d'éducation prioritaire située à Stain (là encore en Seine Saint-Denis). Le point commun entre ces deux longs-métrages ? Ils adoptent bien le point de vue des professeurs qui vont devoir s'acclimater à de nouvelles conditions de travail.

 

L'école, un lieu de vie

Pour rester dans le regard professoral, François Bégaudeau est quant à lui passé de la réalité à la fiction avec Entre les murs (Laurent Cantet, 2008) puisqu'il y a retrouvé son ancien métier d'enseignant. Le titre est d'ailleurs parlant, « Entre les murs » ; c'est comme si l'école incarnait une prison libératrice, qui n'est pas là pour enfermer les jeunes mais pour leur ouvrir l'esprit, comme le démontrait déjà un film comme Le Cercle des poètes disparus (Peter Weir, 1990).

Du côté des élèves, le cinéma ne manque pas d'adolescents dissipés. Dans un registre comique, Les Sous-doués (Claude Zidi, 1980) font n'importe quoi en cours et se creusent moins la tête à étudier qu'à trouver tous les subterfuges possibles pour obtenir leur baccalauréat. Dans un registre clairement plus dramatique, citons Elephant (Gus Van Sant, 2003) ou quand l'école n'est plus un lieu de vie mais de mort ; la Palme d'or de 2003 retranscrit de manière fictive la fusillade qui a eu lieu en 1999 à Columbine.

Les difficultés de l'éducation

Avant La Vie scolaire, beaucoup de films se sont intéressés aux difficultés de l'éducation. Dans Esprits rebelles (John N. Smith, 1996), les élèves donnent bien du fil à retordre à Michelle Pfeiffer en ex-membre des marines devenue enseignante. Dans La Journée de la jupe (Jean-Paul Lilienfeld, 2009), Isabelle Adjani en professeur craque complètement et braque littéralement ses élèves.

Après Patients (2017), le binôme Grand Corps Malade et Mehdi Idir retourne à l'école et propose quant à lui une réflexion sur l'égalité des chances. Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade connaît le terrain : en plus d'avoir fait un grand travail d'observation avec son acolyte réalisateur, l'artiste a animé avant cela plusieurs ateliers de slam dans divers collèges. Maintenant, quel point commun y-a-t-il entre leur long-métrage, Le plus beau métier du monde et Entre les murs ? Bien qu'ils soulèvent les difficultés de l'éducation à l'école, ce sont des films emplis d'optimisme. 

La Vie scolaire, disponible dès le 08/05 sur CANAL+

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