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Avec Hérédité, retour à la case épouvante pour Toni Collette

Posté par Rosario Ligammari le 6 janvier 2020
Si Toni Collette a été pendant un temps connue pour son rôle comique dans Muriel, elle est aujourd'hui reconnue pour sa palette de jeu très étendue. Dans la perle noire Hérédité, l'actrice australienne revient dans un registre terrifiant qui n'a rien à voir avec celui de la célibataire loufoque qui l'a révélée il y a vingt-cinq ans.
Muriel

Il y a des rôles qui collent à la peau. Parfois le prénom du protagoniste fait quasiment de l'ombre au patronyme de l'acteur. Anthony Hopkins restera la figure angoissante du cannibale Hannibal dans Le Silence des agneaux de Jonathan Demme sorti en 1991 (ainsi que ses suites et déclinaisons). Vincent Cassel a été – et il le restera – le personnage de Vinz dans La Haine (Mathieu Kassovitz, 1995). La liste est très longue. A celle-ci, on peut ajouter sans problème Muriel alias Toni Collette.

Le nom fait référence au film de Paul John Hogan (sorti en 1995) dans lequel l'actrice interprétait une sorte de célibataire pré-Bridget Jones fan d'Abba. Et si Toni Collette a longtemps été assimilée à ce personnage délirant, Muriel reste un grand rôle de composition ; pour le film, elle a dû prendre pas moins de dix-huit kilos.

Transformations physiques

Il faut croire que Toni Collette n'a pas peur de la transformation physique. Pour Ma meilleur amie (Catherine Hardwicke, 2016), elle s'est rasée la tête et – contrairement à Muriel – elle a dû perdre du poids, à la fois pour le rôle en tant que tel mais aussi pour sensibiliser le public au cancer du sein. Dans la comédie In Her Shoes (Curtis Hanson, 2005), c'est un « régime inversé » que l'actrice a dû suivre ; d'abord prendre quelques kilos – douze pour être précis – puis, pour coller à l'évolution du personnage dans le film... les reperdre.

Enfin, dans la série United States of Tara (crée par Diablo Cody et diffusée entre 2009 et 2011), Toni Collette joue Tara, une mère de famille souffrant de trouble dissociatif de l'identité ; elle y interprète pas moins de... sept personnages. Encore une sacrée performance.

Une actrice qui sait se faire remarquer

A part cela, Toni Collette a joué dans des longs-métrages comme Little Miss Sunshine (réalisé par le couple d'ex-clippeurs Jonathan Dayyton et Valérie Faris et sorti en 2006), un film réalisé avec peu de moyens qui s'est fait remarquer partout où il est passé. Elle s'est encore imposée dans Sixième Sens (M. Night Shyamalan, 2000) et le défi était de taille puisque tout le film tourne autour du petit garçon interprété par Joel Osment et du personnage de Bruce Willis à la fois « absent » et de (presque) tous les plans.

Avec son histoire de décès et de secrets de famille inquiétants, Hérédité (Ari Aster, 2018) fait revenir Toni Collette au cinéma d'épouvante. Et le moins qu'on puisse dire c'est que le film a fait beaucoup de bruit – tant au niveau de la peur que des applaudissements. En fait, il a redonné de la fraîcheur au cinéma d'horreur surnaturel, un peu comme Sixième Sens en son temps. Et, on peut l'affirmer très fort, Toni Collette y est à des années lumières de Muriel...

Hérédité, disponible dès le 09/01 sur CANAL+

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