Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Jamie Lee Curtis : une actrice badass, mise à l'honneur sur TCM Cinema

Posté par Marc Larcher le 4 octobre 2021
L’éternelle babysitter de HALLOWEEN

À notre connaissance, il n’existe pas de fan(e) de cinéma qui n’ait pas un faible pour Jamie Lee Curtis. C’est simple, l’actrice américaine coche toutes les cases : les amateurs de films d’horreur ne se sont jamais remis de Laurie Strode, son rôle de babysitter capable de tenir tête à un assassin énigmatique dans le premier HALLOWEEN  de John Carpenter (1978), les fans de comédie déjantée révèrent sa répartie dans UN POISSON NOMMÉ WANDA (1988) de Charles Crichton, les adolescents grandis dans les années 90 n’ont pas oublié comment elle illumine le TRUE LIES de James Cameron (1994) au point de faire oublier le pourtant très encombrant Arnold Schwarzenegger et elle est aussi à l’aise en personnage clef d’un film d’espionnage complexe comme LE TAILLEUR DE PANAMA de John Boorman (2001) ou dans la galerie de personnages frappadingues du récent À COUTEAUX TIRÉS (2019) de Rian Johnson.

Des parents stars, un physique de statue

Autant de raisons de célébrer son talent sur TCM ce mois-ci au moment où à soixante ans passés, elle reprend le flambeau dans le nouvel HALLOWEEN KILLS, le 12e de la franchise, où elle se montre encore une fois plus badass que le tueur au masque. Le parcours de Jamie Lee Curtis fait d’autant plus plaisir qu’à ses débuts, elle avait tout pour entamer une carrière insignifiante. Tout d’abord, Jamie Lee est la fille de deux géants d’Hollywood, Tony Curtis, énorme star des années 50 dont le charisme naturel et l’humour ont fait de lui un chouchou du public, et de Janet Leigh, l’actrice principale de PSYCHOSE (1960) d’Alfred Hitchcock. Pas facile d’exister et d’être prise au sérieux quand on est issu d’un lignage pareil et qu’on aspire également métier de comédien. Par ailleurs, Dieu ou plus sûrement le Diable a donné à la jeune femme une plastique sculpturale que les réalisateurs mâles n’ont jamais pu s’empêcher de filmer sous toutes les coutures - se souvenir de la longue scène de strip-tease nocturne dans TRUE LIES ou de ses torrides séances d’aérobic dans PERFECT (1985) de James Bridges. Autrement dit, elle aurait pu être très vite cantonnée dans des rôles de jolies potiches comme d’autres filles à papa d’Hollywood.

L’art de détourner les clichés

Et pourtant, au vu de sa filmographie - elle vient de recevoir un Lion d’or d’honneur à la Mostra de Venise -, c’est avant tout le profil d’une femme forte capable de se sortir (avec humour) de toutes les situations qu’on retient. Elle a notamment su s’extraire des rôles de victimes de film d’horreur – elle y excellait pourtant au point d’être surnommée la « scream queen », la reine du cri d’effroi -, elle a aussi endossé un rôle de flic en uniforme dans le méconnu BLUE STEEL (1990), celui d’un marin, ex-officier de la Navy, dans VIRUS (1999) de John Bruno ou encore co-produit HONDROS (2017) un documentaire sur un photographe de guerre disparu en Lybie. En un mot, Jamie Lee Curtis ne rentre pas dans les cases, elle s’adapte et quand elle se saisit d’un cliché, elle le tord à son avantage. Ainsi, dans UN POISSON NOMMÉ WANDA, elle s’auto-parodie en jeune femme que quelques mots d’italien font grimper au plafond et dans TRUE LIES elle conclue sa scène de métamorphose sexy dans un couloir par une chute à cause de ses talons aiguilles. Et quand ses films d’horreur font trop peur, elle s’en excuse comme elle l’a fait récemment en plateau auprès de la présentatrice Anne-Elisabeth Lemoine dans l’émission C À VOUS.  La classe, ça ne s’invente pas.

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toutes les vidéos cinéma, films et émissions sont disponibles sur myCANAL

Suivez Cinéma Canal+ sur :

Facebook

Twitter

Instagram