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L'APPEL DE LA FORÊT, une adaptation émouvante qui a du chien

Posté par Alexis Lebrun le 28 novembre 2020
C’est bien connu, le mois de décembre est la période idéale pour sangloter en famille autour d’un bon film d’aventure au coin du feu. Cela tombe bien, c’est exactement le programme que L’APPEL DE LA FORÊT vous propose.
Une version grand public d’un classique de la littérature d’aventures

C’est l’un des romans américains les plus célèbres du vingtième siècle, et ce n’est pas pour rien s’il est encore enseigné dans tant d’écoles. Publié par l’écrivain Jack London en 1903, L’APPEL DE LA FORÊT est un grand classique du roman d’aventures, et son histoire indémodable a été adaptée un nombre incalculable de fois au cinéma et à la télévision. En 2020, c’est le spécialiste du cinéma d’animation Chris Sanders (ancien de DreamWorks et Disney) qui s’y est frotté, pour son premier film en prise de vues réelles.

Sa version de L’APPEL DE LA FORÊT est résolument tournée vers un public jeune et familial, puisque le scénariste Michael Green (ALIEN: COVENANT, LOGAN, BLADE RUNNER 2049) a omis du script les éléments les plus violents du roman, dont on a souvent tendance à oublier qu’il est assez dur. Le film se concentre donc sur l’intrigue de base de L’APPEL DE LA FORÊT, en racontant l’histoire de Buck, un chien pourri-gâté qui se la coule douce en Californie, avant d’être enlevé puis vendu comme chien de traîneau pendant la ruée vers l’or du Klondike (Alaska). Comme dans tout voyage initiatique qui se respecte, il affronte des épreuves douloureuses et découvre la violence des hommes, mais il finit par trouver sa voie, le tout en nous faisant forcément verser quelques larmes au passage.

Harrison Ford vs un chien en images de synthèse : qui est le plus irrésistible ?

Heureusement pour Buck, le premier humain qui le met au boulot est Perrault, un convoyeur postal qui ne lui tient pas rigueur de ses maladresses de débutant. Le personnage est joué par Omar Sy, qui semble s’éclater à piloter son traîneau sur des montagnes enneigées. Mais l’acteur qui porte le film sur ses épaules, c’est évidemment Harrison Ford, qui joue à près de 80 ans le rôle de John Thornton, un pauvre type un peu trop porté sur la bouteille depuis la mort de son fils et sa séparation avec sa femme. Il a la chance de croiser la route de Buck et de se lier d’amitié avec lui, et ensemble, ils réalisent la plus belle partie du voyage, et du film par extension.

Dans des paysages somptueux protégés de l’invasion des hommes, Thornton laisse Buck s’éveiller à la nature sauvage et répondre au fameux appel de ses ancêtres les loups, qui donne son titre au livre et au film. Ces scènes intimistes entre Buck et un Harrison Ford vieilli, négligé et le visage bouffé par une barbe sont de loin les plus émouvantes et les plus réussies du film. Et on en oublierait presque que le chien que l’on voit est entièrement virtuel : il est joué par un acteur qui fournit la motion capture à un modèle de chien en CGI, même si ce dernier est basé sur un vrai toutou adopté (le genre d'info qu'on aime lire).

Les chiens qui font pleurer, une grande tradition du cinéma

On l’a dit, L’APPEL DE LA FORÊT est loin d’être la première adaptation de Jack London en film. L’une des plus mémorables est sans doute CROC-BLANC (Randal Kleiser, 1991), une version moyennement fidèle à l’autre célèbre roman de Jack London, mais dans laquelle le grand Ethan Hawke nous émeut en compagnie de son chien-loup, qui était d’ailleurs joué par un vrai animal. Plus généralement, les destins de chiens qui nous tirent des larmes sont légion au cinéma. Récemment, TOGO (Ericson Core, 2019) a exploité avec succès ce filon sur Disney+ en racontant l’histoire vraie des chiens d’attelage qui transportaient le sérum anti-diphtérie en Alaska en 1925.

Toujours au rayon des histoires vraies, le film japonais ANTARCTICA (Koreyoshi Kurahara) avait bouleversé à sa sortie en 1983 avec son scénario où des chiens de traîneau se sacrifient pour sauver une expédition scientifique qui tourne mal au pôle Sud. À l’époque, les conditions de tournage des chiens du film ont aussi fait scandale (à juste titre), une bonne raison d’être vraiment triste et de plutôt laisser une chance à l’animal en images de synthèse de L’APPEL DE LA FORÊT.

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