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L'Ombre d'Emily, un buddy movie noir au féminin

Posté par Rosario Ligammari le 2 avril 2020
Dans L'Ombre d'Emily, Anna Kendrick et Blake Lively incarnent deux femmes qui n'ont à première vue rien à voir et qui sont pourtant meilleures amies. En fait, leur complicité crève l'écran. Et c'est l'occasion pour nous de revenir sur quelques duos féminins emblématiques du cinéma.
Le buddy movie au féminin

De Femmes entre elles (Michelangelo Antonioni, 1957) au biopic Les Runaways (Floria Sigismondi, 2010) en passant par le bien nommé Bande de filles (Céline Sciamma, 2014), on trouve un certain nombre de films avec des groupes composés exclusivement de femmes. Et les buddy movies au féminin ? Depuis Laurel et Hardy jusqu'à Astérix et Obélix sur grand écran, les buddy movies « au masculin » ne manquent pas. Les duos de femmes non plus.

Pour illustrer le genre, l'un des films emblématique est sans doute Thelma & Louise (Ridley Scott, 1991), long-métrage dans lequel deux femmes décident de fuguer – symboliquement pourrait-on dire – le monde. Susan Sarandon et Geena Davis éblouissent chaque plan jusqu'à « écraser » les autres personnages – même si l'on parle bien là du film qui a révélé, malgré son petit rôle, un certain... Brad Pitt.

De belles complicités

Qui dit buddy movie dit souvent personnalités opposées. Avant Thelma & Louise, on peut penser au film Les hommes préfèrent les blondes (Howard Hawks, 1953) : Marilyn Monroe et Jane Russell y interprètent deux danseuses qui, pour le coup, n'ont pas du tout les mêmes préférences. Toujours en prenant deux caractères différents, certains films ont mis en scène des duos très complices, notamment face à une situation sociale difficile, comme La Vie rêvées des anges (Erick Zonca, 1998) ; ou, dans un registre plus léger, Tout ce qui brille (Géraldine Nakache et Hervé Mimran).

Dans Les Demoiselles de Rochefort (Jacques Demy, 1967), le duo est cette fois-ci constitué non pas d'amies mais de sœurs (véritables), Catherine Deneuve et la regrettée François Dorléac. Pour rester dans la comédie musicale, le trop méconnu Ma sœur est du tonnerre (Richard Quine, 1955) met aussi en scène une belle complicité entre deux sœurs, ces dernières se rendant à New-York main dans la main pour s'accomplir artistiquement.

Amour, haine, amitiés

La complicité peut être aussi bien sûr découler du sentiment amoureux comme dans Les Larmes amères de Petra Von Kant (Rainer Werner Fassbinder, 1972), Naissance des pieuvres (Céline Sciamma, 2007) ou encore La Vie d'Adèle (Abdellatif Kechiche, 2013). Enfin, plutôt que de l'amour, il peut y avoir au contraire de l'antagonisme dans l'air comme l'illustre Meilleures ennemies (Gary Winick, 2009) ou quand deux anciennes meilleures amies s'opposent, cette fois-ci pas (seulement) sur le plan du tempérament.

Dans L'Ombre d'Emily (Paul Feig, 2018), ce sont bien les caractères qui s'opposent. Il y a d'un côté Stéphanie (Anna Hendrick) qui est une femme au foyer réservée ; et de l'autre, Emily (Blake Lively), une femme sûre d'elle, extravagante. Les opposés s'attirent ? Elles deviennent meilleures amies. Jusqu'à ce que la fameuse Emily disparaisse...

Paul Feig se lance ainsi dans le thriller, un genre nouveau pour lui, qu'il mêle à un autre qui lui est plus familier : la comédie. Le réalisateur connaît son sujet. C'est lui qui avait mis en scène des films tels que Mes Meilleures amies (2011) ou Les Flingueuses (2013), deux longs-métrages qui traitaient en effet déjà de l'amitié féminine.

L'Ombre d'Emily, disponible dès le 04/04 sur CANAL+

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