La Belle Époque : retour vers le passé

Posté par Cinéma Canal le 8 Novembre 2019
Présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2019, La Belle Époque est le second long-métrage réalisé par Nicolas Bedos. Après Monsieur et Madame Adelman (2017), l'acteur et réalisateur Nicolas Bedos repasse derrière la caméra pour nous offrir une nouvelle comédie, mais une comédie dramatique au ton doucement mélancolique.

Une histoire de souvenirs

Ancien dessinateur, Victor est aujourd'hui un sexagénaire désabusé. Son mariage avec Marianne bat de l'aile et il est désintéressé et dépassé par ce monde moderne trop technologique. Pour lui remonter le moral, son fils Maxime lui paie une soirée organisée par la société de son ami Antoine. Cette société propose à ses clients de revivre l'époque de leur choix, en mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique. Certains clients, fortunés, choisissent ainsi de passer une soirée avec William Faulkner, Adolf Hitler ou avec des aristocrates au XVIIe siècle. D'abord réticent, Victor accepte quand Marianne le met à la porte. Il opte alors pour replonger dans la semaine la plus marquante de sa vie, celle où il rencontra le grand amour, quarante ans auparavant, le 16 mai 1974, dans le café La Belle Époque à Lyon. Dans cette « mise en scène », Marianne est incarnée par Margot, une comédienne qui vit une relation compliquée et tumultueuse avec Antoine. Ce dernier, ancien scénariste, est très pointilleux et ne supporte aucune approximation de la part de ses collaborateurs. Peu à peu, Victor va se prêter au jeu, jusqu'à se perdre dans ces souvenirs « reconstitués ».

Une histoire d’immersion

Qui dit reconstitution dit décors et costumes d’époque. Et même si Victor décide de se replonger dans une période assez proche de la nôtre (les années 70), tout est fait pour nous immerger dans cette décennie avec un grain de l’image retravaillé, pattes d’eph’ et décors psychédéliques au programme. C’est une plongée et un voyage dans le temps que nous propose Nicolas Bedos et une parenthèse enchantée teintée de mélancholie. Le film permet aussi de mettre en avant l’aspect artisanal du cinéma et du théâtre : habilleurs, décorateurs, machinos, assistants, comédiens. Le film présente une équipe complète au travail. Au-delà de ce travail sur l’image, le film questionne également le monde dans lequel nous vivons et parle sans filtre de la peur de voir nos souvenirs s’échapper. C’est d’ailleurs pour cela que La Belle Époque est film qui émeut : il traite d’un sujet universel.

Une histoire de stars

Nicolas Bedos met en scène Daniel Auteuil comme personnage principal. Le choix du réalisateur n’est pas anodin. Il lui fallait un acteur qui soit à l’aise tant dans la comédie que dans la tragédie car le film oscille sans cesse entre humour et drame. Résultat : une ambiance qui nous transporte et qui nous fait perdre tous nos repères, tout en nous charmant par l’aspect nostalgique de cette histoire universelle.
En tête d’affiche du nouvel opus de Nicolas Bedos, on retrouve la comédienne Doria Tillier qui, déjà présente au casting de son précédent long-métrage, se voit confié le premier rôle féminin aux côtés de la grande Fanny Ardant. Guillaume Canet fait également partie du jeu et incarne le patron de la société qui propose des voyages dans le temps. Un rôle qui permet à l’acteur de montrer une facette plus antipathique qu’à l’accoutumée. 

La Belle Époque de Nicolas Bedos avec Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier, Fanny Ardant
Comédie dramatique – 1h55
Actuellement en salles

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