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La Vérité si je mens ! Les débuts, le préquel de la saga à succès

Posté par Rosario Ligammari le 27 juillet 2020
Si le préquel est fréquent aux États-Unis, ce n'est pas souvent que l'on en voit dans le cinéma français. Au lieu de faire une autre suite, la saga La Vérité si je mens ! a justement opté pour le préquel. Ainsi La Vérité si je mens ! Les débuts effectue un retour en arrière de plusieurs années, quand la bande de potes était en pleine adolescence...
Le préquel

Bien sûr, le principe des « suites » ne fait plus de secret pour personne. L'ambiance du film séduit, les personnages sont attachants, au point qu'on a envie de les revoir – comme dans une série. Ces personnages, on veut les voir évoluer, littéralement. Sauf qu'on peut aussi avoir envie de savoir non plus où ils vont mais d'où ils viennent. Et le cinéma a conçu le préquel pour y répondre.

En réalité, le préquel (ou la préquelle) existe depuis longtemps : elle précède même largement le cinéma. Et la France est en avance puisque c'est Rabelais le premier qui inverse l'ordre des choses : il écrit Gargantua (1534) après Pantagruel (1532) alors que celui-ci est le fils de Gargantua. De même, en 1858, La Comtesse de Ségur écrit Les Malheurs de Sophie après Les Petites filles modèles alors que les événements de ce dernier se passent avant ceux des Malheurs de Sophie. Vous suivez ?

Fréquent dans le cinéma américain

Aux États-Unis, le préquel est courant. On remonte à l'enfance du héros et à ses traumas, aux causes d'un événement... Et le film de devenir une sorte de flash-back à part entière. Évidemment, l'exemple le plus parlant est celui de Star Wars ; tout le monde a appris à dire que les trois premiers épisodes de la célèbre saga (selon les dates de sortie) représentent en réalité le quatrième, le cinquième et le sixième volet. Dans un autre registre, le film Twin Peaks : Fire walk with me de David Lynch (sorti en 1992) n'est ni un épisode plus long ni une fausse suite mais bien le préquel de sa série culte (1990-1991).

Souvent les préquels sont annoncés dès leur titre avec des termes explicites tels que « les origines » (Hannibal Lecter : Les Origines du mal, Peter Webber, 2007) ou « le commencement » (L'Exorciste : Au commencement, Renny Harlin, 2004 ; X-Men, Le Commencement, Matthew Vaughn, 2011...). Le quatrième volet de La Vérité si je mens ! a opté pour « les débuts ». Ça marche aussi.

Et rare dans le cinéma français

En fait, le préquel est surtout propre au cinéma américain. Il y en a peu dans le cinéma français mais de même que dans le cinéma allemand, italien, coréen... En cela, La Vérité si je mens ! Les débuts fait figure d'exception. On peut citer tout de même La Tour de contrôle infernale (Eric Judor, 2016). Néanmoins, La Tour Montparnasse infernale (Charles Némès, 200) était déjà une parodie de La Tour Infernale (John Guillermin et Irwin Allen, 1974) et de Piège de Cristal (John McTiernan, 1988), ce qui fait que l'idée du préquel peut se voir aussi comme une blague.

Dans La Vérité si je mens ! Les débuts (Michel Munz et Gérard Bitton, 2019), l'objectif est de découvrir les personnages de Serge Benamou (Anton Csaszar), Patrick Abitbol (Yohann Manca) ou Dov Mimran (Mickaël Lumière) lorsqu'ils étaient adolescents dans les années 80. En plus d'être drôle, ce préquel est donc emprunt d'une certaine nostalgie...

La Vérité si je mens ! Les débuts, disponible dès le 31/07 sur CANAL+

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