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Liam Neeson, un acteur au Sang Froid

Posté par Rosario Ligammari le 15 septembre 2020
Dans LE TERRITOIRE DES LOUPS, Liam Neeson devait déjà en découdre en plein paysage enneigé. Pour le billant polar SANG FROID, et à l'instar de TAKEN, l'acteur joue un personnage qui doit faire sa propre justice. Avec le calme qui le caractérise...
Auto-justice

SANG FROID (Hans Petter Moland, 2019) est peut-être le titre de film qui résume le mieux Liam Neeson. On sait que l'on peut compter sur lui parce qu'il possède le don de se sortir des situations les plus épiques. Car Liam Neeson, c'est avant tout un physique rassurant : une carrure imposante (un mètre quatre-vingt-treize), des silences glaçants et, sous les sourcils froncés, un regard bleu perçant. On n'a pas envie de lui chercher des noises et pourtant l'homme se retrouve souvent dans de sales draps. Comme dans TAKEN (Pierre Morel, 2008) où il devait retrouver les kidnappeurs de sa fille, SANG-FROID voit Liam Neeson faire à nouveau sa propre justice.

Remake du film REFROIDIS (signé du même réalisateur et sorti en 2014), SANG-FROID narre l'histoire d'un père qui va venger la mort de son fils en s'occupant personnellement de tous les membres d'un gang. Thriller enneigé qui n'est pas sans rappelé FARGO (Joel et Ethan Coen, 1996), le style de Quentin Tarantino, voire les premiers longs-métrages de Guy Ritchie, le film trouve un équilibre impeccable entre un suspense qui met les nerfs en pelote et des dialogues mordants – l'humour est bien noir dans ce paysage très blanc.

Des personnages courageux

Liam Neeson jouait déjà le rôle d'un homme courageux dans LA LISTE DE SCHINDLER (Steven Spielberg, 1993) puisqu'il sauvait des centaines de juifs du camp d'extermination de Auschwitz-Birkenau ; idem avec MICHAEL COLLINS (Neil Jordan, 1997) où il incarnait le leader révolutionnaire du titre. Mais depuis le fameux TAKEN, Liam Neeson enchaîne les thrillers d'action « non stop », pour faire allusion au long-métrage éponyme (réalisé par Jaume Collet-Serra et sorti en 2014), de SANS IDENTITE (toujours Jaume Collet-Serra, 2011) à THE SECRET MAN (Peter Landesman, 2017). Et là, il sort carrément les poings et les armes.

Attardons-nous sur LE TERRITOIRE DES LOUPS (Joe Carnahan, 2012). Dans ce film survivaliste à propos des rescapés d'un crash, en plus de porter le film sur ses épaules, il lui a fallu affronter en Alaska un climat inférieur à zéro degré. Pour évoquer les difficultés endurées lors du tournage, l'acteur affirme même qu'il finissait par avoir le « cerveau gelé ». Dans SANG FROID, au-delà du jeu sur la tension musculaire, le film lui a encore posé un défi de taille : il a dû conduire trois chasse-neiges différents. La classe.

Maître du zen

Ainsi, Liam Neeson se construit petit à petit une filmographie dans la veine des Stallone ou Schwarzenegger, en peut-être plus discret, mais tout aussi gros bras ; mais aussi moins goguenard que Bruce Willis, et, au bout du compte, peut-être plus zen. Pour preuve, on a fait appel à l'acteur pour le rôle de Qui-Gon Jinn, le maître Jedi, dans STAR WARS EPISODE 1 : LA MENACE FANTOME (George Lucas, 1999) pendant que dans LE CHOC DES TITANS (Louis Leterrier, 2010), il incarne ni plus ni moins Zeus. Sans oublier non plus qu'il est un maître des arts martiaux dans BATMAN BEGUINS (Christopher Nolan, 2005).

Relatons une petite anecdote pour conclure. Liam a exercé pendant une courte période le métier de professeur dans un lycée. Et selon ses dires, il avait du mal à tenir une classe, se laissant trop vite déborder. En revanche, lorsqu'il s'agit de calmer la situation au cinéma, c'est une autre pair de manche : oui, disons-le plutôt deux fois qu'une, Liam Neeson a toujours fait preuve d'un sacré sang froid.

Sang froid, disponible dès le 23/09 sur CINE+

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