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Louis Garrel, fidèle à son image pour son deuxième film en tant que réalisateur

Posté par Rosario Ligammari le 6 Janvier 2020
Bien sûr, Louis Garrel est toujours le beau garçon du cinéma d'auteur français. Mais l'acteur est bien plus que cela : il incarne une figure romantique contemporaine. En tant que charmant marivaudage, L'Homme fidèle, son deuxième long-métrage en tant que réalisateur, le prouve encore.
Fils du cinéma

Pour Louis Garrel, le cinéma est avant tout une affaire de famille. Il est le fils de Philippe Garrel, avec qui il a tourné dès l'âge de six ans dans Les Baisers du secours (1989), de surcroît en compagnie de sa mère Brigitte Sy et de son grand-père Maurice Garrel. Quant à son parrain, ce n'est autre que l'un des symboles de la Nouvelle Vague, Jean-Pierre Léaud.

En volant de ses propres ailes, Louis Garrel s'est vite taillé une place dans le cinéma d'auteur à fleur de peau quelque part dans la filiation de la Nouvelle Vague, qu'il s'agisse de Maiwenn (Mon roi en 2015) ou d'Arnaud Desplechin (Les Fantômes d'Ismaël en 2017). Jusqu'à ce que le comédien devienne lui-même réalisateur de films sur l'amour et ses tourments, avec élégance et charme.

 

Le beau garçon du cinéma d'auteur

Si son dernier film en tant que réalisateur s'intitule L'Homme fidèle (2018), on peut dire que Louis Garrel en est un, d'homme fidèle, en tout cas au cinéma de Christophe Honoré avec qui il a tourné à ce jour six fois. A part cela, Louis Garrel est un visage et un physique, celui du jeune homme ténébreux, avec le regard profond qui contient mystère et sensualité. C'est peu dire qu'il se pose à son tour en tant qu'icône masculine du cinéma d'auteur post-Nouvelle Vague.

Et il confirme ce statut justement dans les films de Christophe Honoré comme La Belle personne (2008) ou encore en interprétant l'amant d'Yves Saint-Laurent et de Karl Largerfeld dans le Saint-Laurent de Bertrand Bonello (2014). On se souvient encore de son apparition pourtant très laconique dans Les Amours imaginaires (Xavier Dolan) en tant que beauté fatale quasiment fantasmatique et fantomatique.

Une figure romantique contemporaine

Dans Le Redoutable (Michel Hazanavicius, 2017) – cela est à la fois étonnant et cohérent – le comédien incarne l'un des cinéastes emblématiques de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard.

Enfin, derrière la caméra, il s'attribue de beaux rôles, dans les deux sens du terme. A travers le duo qu'il forme avec Vincent Macaigne dans le buddy movie Les Deux amis (2015), Louis Garrel joue encore au bel éphèbe doux et charmeur face auquel le personnage de Golshifteh Farahani a du mal à résister. Dans L'Homme fidèle, dont le scénario a été coécrit avec le grand Jean-Claude Carrière, Garrel filme à nouveau un triangle amoureux, cette fois-ci entre le personnage de Lætitia Casta, celui de Lily-Rose Depp et le sien. Et il y est toujours aussi séduisant et (aussi indolent soit-il) sensible. 

Au fond, il n'y a pas à tergiverser : à travers son « héritage », son physique et ses rôles, Louis Garrel incarne une figure romantique d'aujourd'hui.

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