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Midway, quand les effets spéciaux transcendent le film de guerre

Posté par Rosario Ligammari le 16 novembre 2020
En tant que genre classique, le film de guerre peut être sans cesse renouvelé et modernisé grâce à l'utilisation d'effets visuels et sonores des plus sophistiqués. C'est le cas de Midway de Roland Emmerich. Le film emploie les grands moyens aussi bien par souci de reconstitution historique que par volonté d'offrir un cinéma ultra-spectaculaire.
La bataille de Midway par Roland Emmerich

À égalité avec Michael Bay, Roland Emmerich fait partie des réalisateurs à avoir représenté le plus d'explosions à l'écran. Jusqu'ici celles-ci étaient surtout apocalyptiques (Le Jour d'après en 2004, 2012 en 2009...). Avec Midway, le réalisateur effectue un retour vers le passé en mettant en scène la bataille aéronavale qui a opposé les marines du Japon et les États-Unis lors de la Guerre du Pacifique.

On a déjà vu ce sujet traité notamment dans La Bataille de Midway (Jack Smight, 1976), long-métrage qui est d'ailleurs l'un des rares à avoir exploité les effets spéciaux Sensurround (autrement dit des vibrations sonores à basses fréquences). Dans Midway, Roland Emmerich alterne les points de vue (américains et japonais donc) mais ce qui fait la grande différence, c'est le déluge d'effets spéciaux, au service de la reconstitution historique et de l'action avec une mention spéciale pour les combats aériens. 

La guerre et le spectaculaire

De la Guerre du Vietnam à la Guerre du Pacifique, les guerres ont inspiré une multitude de longs-métrages. La question est la suivante : comment ne pas faire un énième remake sur la guerre (du Pacifique ou autre) en changeant seulement l'équipe du film ? Eh bien, en utilisant les effets spéciaux que l'évolution technologique offre afin de livrer le résultat à la fois le plus réaliste et le plus spectaculaire possible.

L'un des meilleurs exemples récents reste 1917 (Sam Mendès, 2020). A l'instar de Victoria (Sebastian Schipper, 2015), le film a été monté en un seul plan-séquence et ses effets pyrotechniques sont très impressionnants. La reconstitution de la guerre est tellement minutieuse que le film a assez logiquement remporté ces trois Oscars : celui des meilleurs effets spéciaux, celui de la meilleure photographie et celui du meilleur mixage de son. Dans un genre assez proche, citons Dunkerque (Christopher Nolan, 2017). Quatre-cent cinquante techniciens ont travaillé sur ce film, ce qui est énorme. Précisions aussi que pour des raisons d'authenticité, Christopher Nolan a voulu utiliser des vrais navires destroyers et non pas des bateaux recrées numériquement.

Les ambitions et les moyens

A son époque, en 2001, Pearl Harbor (réalisé justement par Michael Bay) a aussi marqué pour ses effets spéciaux à couper le souffle. Bien que boudé par une partie de la critique, il faut reconnaître au film la reconstitution de ses combats aériens et la façon dont ces séquences ont été montées. Le film a d'ailleurs obtenu l'Oscar du meilleur montage sonore et Bay lui-même considère qu'il s'agit de son film le plus ambitieux.

Au fond, le principal c'est que le spectateur y croit et « s'y croit » ; il s'agit de voir la guerre, de « la vivre » à l'écran et d'avoir littéralement l'impression d'y être. Pour cela, il faut aussi avoir les moyens de ses ambitions. Et question budget, Midway a coûté soixante-quinze millions de dollars. Finalement « peu » par rapport à un film tel que Le Jour d'après du même réalisateur, qui en avait coûté cent-vingt-cinq...

Midway, disponible dès le 13/11 sur CANAL+

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