Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Pirates des Caraïbes, la saga au trésor

Posté par Rosario Ligammari le 22 mai 2020
En 2003, Pirates des Caraïbes a remis au goût du jour un genre qui n'était alors plus très à la mode : le film de pirate. Le succès a été au rendez-vous. Cinq films plus tard, Jack Sparrow, alias Johnny Depp en capitaine sosie de Keith Richards, est devenu la coqueluche du cinéma d'aventure.
Film d'attraction

On connaît l'histoire : certains films ont engendré une profusion de produits dérivés, pendant que d'autres ont carrément inspiré des attractions à sensations. Selon les directives de son créateur Steven Spielberg, Jurrassic Park a une section entière qui lui est consacrée à Universal Islands Of Adventure (Orlando) ; il en va de même pour la saga Star Wars ou Harry Potter, sans parler des manèges au parc Disneyland inspirés par les dessins animés du studio.

Une fois n'est pas coutume, il arrive que l'inverse se produise, autrement dit qu'une attraction soit à l'origine d'un film. C'est le cas d'abord du Phantom Manor, attraction de Disney, qui a donné le Manoir Hanté et les 999 fantômes (Rob Minkoff, 2004). Sorti la même année, un autre film là encore tiré d'une attraction a fait un carton : Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl. A l'instar de George Lucas avec Star Wars ou bien sûr de Steven Spielberg, le cinéma s'envisage alors comme un espace d'aventure, un retour à l'enfance, un roller coaster.

Le film de pirate modernisé

A l'époque du premier film, Gore Verbinski craint que Pirate des Caraïbes (produit par Jerry Bruckheimer et Walt Disney Pictures) fasse un flop, le film de pirates n'étant plus trop tendance. Et le public se charge de prouver le contraire. En s'inscrivant dans la continuité tant de L'Ile au trésor (Robert Louis Stevenson, 1883) dont on ne compte plus les adaptations que d'un classique tel que L'Aigle des mers (Michael Curtiz, 1940), Pirate des Caraïbes prouve qu'un bâteau avec des flibustiers, s'il semble de prime abord poussiéreux, est en réalité indémodable – intemporel.

L'une des grandes forces de la saga est de moderniser le genre, en mélangeant notamment aventure à l'ancienne et cinéma fantasy : à titre d'exemple, dans Pirate des Caraïbes : Le Secret du coffre maudit (Gore Verbinsky, 2006), on y croise aussi bien le monstre marin Kraken que le personnage surnaturel Davy Jones. Sans oublier que la saga ne lésine pas sur l'humour, ce qui achève d'en faire un divertissement bon enfant. Quant à la forme, on peut le dire : Pirate des Caraïbes emploie la lourde artillerie, jusque dans les costumes, soignant l'esthétique du moindre figurant. Pour les deux derniers opus de la saga, on parle de plus de huit mille costumes.

Au-delà du public, même la critique est emballée : Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence est présenté en 2011 au Festival de Cannes (en sélection officielle, hors-compétition), ce qui est – il faut l'admettre – très rare pour le quatrième volet d'un blockbuster. Quoi d'autre ? Ah oui, les acteurs, très charismatiques : Orlando Bloom, Keira Knightley, Javier Bardem... Et Johnny Depp bien sûr.

Johnny Depp, cœur de pirate

Avec le maquillage et les dreadlocks sous le chapeau de pirate, Johnny Depp en Jack Sparrow a encore prouvé ses talents de transformiste. Un rôle grand public certes mais tout de même « rock'n'roll », idéal pour l'acteur qui a joué aussi bien le bad boy au blouson noir dans Cry-Baby (John Waters, 1990) que le fantasque Hunter Thompson dans Las Vegas Parano (Terry Gilliam, 1998). Pour Jack Sparrow, Depp reconnaît qu'il s'est inspiré de Keith Richards, estimant que les pirates étaient « les rockstars de leur époque ».

Comme on dit d'un costume qu'il a été crée « sur mesure », c'est comme si la saga avait été crée pile pour Johnny Depp. Acteur fidèle à Tim Burton, qui lui a permis de se grimer en Edward (Edward aux mains d'argent, 1991), Charlie (Charlie et la chocolaterie, 2005) ou encore Sweeney Todd (Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street, 2008), Johnny Depp ne se lasse pas de Jack Sparrow qu'il a interprété cinq fois à ce jour. Qui plus est, de l'aveu des producteurs et scénaristes, le script serait complètement différent sans Johnny Depp, qui participe activement à l'écriture, connaissant le personnage par cœur. Le Pirate des Caraïbes, c'est lui.

Intégrale Pirate des Caraïbes, disponible sur DISNEY+

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toutes les vidéos cinéma, films et émissions sont disponibles sur myCANAL

Suivez Cinéma Canal+ sur :

Facebook

Twitter

Instagram