Pourquoi LE GRAND BLEU fascine toujours autant

Posté par Marc Larcher le 16 mars 2022
34 ans après sa sortie, le film de Luc Besson continue de déchaîner les passions. Film culte incontournable, embrouilles entre les personnages et leurs interprètes, bande-originale jouée en concert…, on n’en finit pas de replonger.
Un film qui a marqué une génération

Sans doute ce bleu-là n’a t-il jamais autant fait rêver. Près de 35 ans après l’onde de choc qui a secoué le monde du cinéma quand le film de Luc Besson est sorti, les effets se font encore ressentir. Tout d’abord Eric Serra, le compositeur de la mémorable bande-originale, prépare une tournée au cours de laquelle il va rejouer avec orchestre la musique du film pendant des projections dans des grandes salles de concert. Ensuite, LE GRAND BLEU est devenu un classique des soirées télé du dimanche soir et même un argument de vente de la nouvelle plateforme Prime Vidéo tant le film de 1988 reste un des préférés du grand public. Surtout, dans une époque qui réalise que la sauvegarde des océans doit constituer une priorité absolue pour les gouvernements de la planète face au réchauffement climatique, le film, véritable ode à la beauté de la mer, reste un point de repère capital.

Une alchimie parfaite à l’écran

Il faut revenir à la source, à ce pourquoi ce film dès sa présentation en ouverture du festival de Cannes à 1988 a subjugué le public. Il y a d’abord la mer Méditerranée, véritable personnage qui passe des îles grecques à la Sicile au gré de l’intrigue. Les paysages des calanques, des criques, sans parler de l’eau transparente et des fonds sous-marins, la côte avec ses paillotes, ses petites routes où circule la Fiat 500 des héros, chaque recoin offre l’évasion au spectateur. Il y a aussi le charme des deux protagonistes principaux, la beauté solaire de Jean-Marc Barr dans le rôle de Jacques Maillol et la sympathie bonhomme de Jean Reno dans le rôle d’Enzo, son meilleur ennemi, son indispensable concurrent qui lui permet de se dépasser et de faire tomber les records d’apnée. On pense aussi au reste du casting : le regretté Jean Bouise, éternel second rôle touchant, qui incarne l’oncle Louis et Rosanna Arquette, au sommet de sa carrière trois ans après RECHERCHE SUSAN DESESPEREMENT, qui incarne l’amoureuse de Jean-Marc Barr. En un mot, le film semble béni des dieux avec des paysages sublimes, une histoire jamais vue ailleurs, des acteurs mémorables, une B.O. envoûtante et un jeune réalisateur au sommet de son art – on oublie souvent que c’est seulement le 3e film de Luc Besson. Rarement un tel alignement des étoiles a-t-il été atteint au cinéma.

Après le succès, un héritage difficile à porter

La suite de l’histoire sera plus compliquée. Jacques Maillol et Enzo Maiorca, les vrais personnages incarnés par les acteurs vont s’opposer au récit de leurs aventures par presse interposée, Jean-Marc Barr va renier le film et s’engager dans un cinéma d’auteur international à l’opposé de ce qui était à l’époque le film le plus coûteux du cinéma français tandis que Jean Reno va devenir un des rares acteurs français crédible dans les blockbusters, notamment américains. De film en film, Luc Besson ne va lui cesser de grandir au point de fonder et diriger le plus grand studio européen, EuropaCorp, avant que sa création ne lui échappe suite à des problèmes financiers. Devenu un mogul du cinéma, le réalisateur sera même mis en cause dans des affaires de harcèlement sexuel. Aux dernières nouvelles, il préparait son retour sur les écrans avec le film DOGMAN. Il n’empêche, la magie reste intacte: dans un monde de requins, le public n’a jamais eu autant besoin de belles images et de plongées avec les dauphins.

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