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Rencontres de cinéma : EN ATTENDANT BOJANGLES de Régis Roinsard

Posté par Aurelien BACOT le 3 janvier 2022
Pour commencer l'année en beauté, Laurie Cholewa a invité sur son plateau la solaire Virginie Efira, pour un entretien à bâtons rompus à l'occasion de la sortie en salles du nouveau long métrage de Régis Roinsard, EN ATTENDANT BOJANGLES. Une adaptation cinématographique réussie du roman à succès, dans laquelle Virginie Efira crève littéralement l'écran aux côtés de Romain Duris et de Gregory Gadebois.

Comment le réalisateur Régis Roinsard a-t-il soumis l'idée de cette adaptation à la comédienne, et qu'est-ce qui dans sa démarche a su la convaincre de participer au projet ? Voilà une question que l'on se pose tous et qu'a pu poser pour nous Laurie Cholewa à Virginie Efira.

 

"Le scénario comportait déjà en soi l'idée d'un personnage multiple, très fort. Et d’un certain cinéma qui pouvait correspondre à des fantasmes de cinéma que j'avais quand j'avais 15-16 ans. C'est à dire une très grande croyance cinématographique. Des choses qui peuvent se rapprocher de De Broca de Rappeneau. Une urgence de vie, quelque chose de très fort et avec cette sorte de mélancolie soudaine et profonde qui arrive. Il y a quelque chose qui touche au coeur du cinéma à cet endroit-là. Au fond les films que j'aime c'est ceux qui arrivent à raconter par de toutes petites choses la beauté de l'existence et son côté périssable."

Avec ce rôle qui va comme une seconde peau à Virginie Efira, on ne pouvait s’empêcher de demander à la comédienne ce qui l’a attirée dans ce personnage complexe et si d’une certaine manière elle s’y était parfois retrouvée…

"Ce qu’elle a qui est beau, qui est riche c’est une très grande curiosité du monde, de vouloir transformer les choses. En fait pour elle c’est une question de perception. C’est ce qu’on fait des choses, comment on les améliore, comment on les rend belles. Ce n’est pas tellement les choses en soi, c’est comment on les regarde."

Au centre même du récit, le duo formé par Virginie Efira et Romain Duris offre l'image d'un couple formé à l'occasion d'un coup de foudre. Et qui s'emploie avec une énergie aussi folle que communicative à conserver, intact dans leur quotidien, le bonheur insensé de leurs premiers instants.

"Sa nourriture première, ce qui la constitue de la manière la plus forte c’est l’amour. C’est d’avoir rencontré d’abord cet homme, incarné par Romain Duris. Et tomber amoureux que ce soit au cinéma ou dans la vie, il y a toujours cette reconnaissance de l’autre. Ce sont des gens qui se reconnaissent."

Autre élément clé de la franche réussite de cette adaptation, l’importance accordée à la danse et à des chorégraphies enlevées qui rythment efficacement le scénario. Tellement naturels à l’écran les comédiens Romain Duris et Virginie Efira ont travaillé avec rigueur pour atteindre ce niveau, comme l’actrice le confie au micro de Laurie :

"Après il y a toutes les danses qu’on a ensemble. Romain est quand même très doué. Moi j’ai du faire plus de cours que lui pour arriver à avoir une liberté avec le corps et apprendre les pas. Mais il faut toujours se défaire de la propre image que l’on a de soi. Je me souviens quand j’ai fait la première danse avec Romain, il y a une figurante qui est venue me voir en disant : Vraiment la grâce d’une libellule… J’ai cru qu’elle se moquait de moi."

Un film envoûtant, entre danse et démence, qui nous fait vibrer au rythme de cette histoire d'amour et de la chanson éponyme de Nina Simone. Bref un petit bijou signé Regis Roinsard que l'on ne peut que vous conseiller de foncer voir en salles pour retrouver le charme contagieux de ces deux acteurs !

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