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Bruce Willis remontre les muscles dans Représaille

Posté par Rosario Ligammari le 17 janvier 2020
Dans les années 80 et 90, il y avait les films d'action incarnés par Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger ou Bruce Willis. Ce genre a-t-il été complètement balayé par les films de super-héros ? Avec Représaille, porté par ce bon vieux Bruce Wiillis, la réponse est non.
Les années 80 et 90, âge d'or du cinéma d'action

Quand on parle de cinéma d'action, plusieurs genres viennent en tête (polar, espionnage...) et on sait que l'acteur la joue « physique ». En somme, on dit « film d'action » presque en opposition à un cinéma plus bavard ; on sait surtout qu'il va y avoir du spectaculaire et les points culminants attendus que sont les courses-poursuites, les bastons, les explosions.

Sauf qu'en réalité quand on parle de cinéma d'action, on sait bien... de quoi on parle : de ces bons vieux films blindés de courses-poursuites, de bastons et d'explosions, oui, mais surtout on parle d'une gueule et d'un physique taillé pour entreprendre des cascades spectaculaires et de casser de la mâchoire d'un seul coup de poing. Le curseur pointe alors vers Steven Seagal ou Chuck Norris ; des acteurs qui ont droit à des petits noms affectueux comme Sly ou Schwarzy, d'autres qu'on reconnaît à leurs simples initiales comme JCVD ; ou d'autres encore dont le prénom suffit à savoir de qui on parle comme Bruce (Willis – Lee, étant « le petit dragon »).

Action hero versus super-héros ?

Oui, on parle de gros bras « à l'ancienne » - avant d'être acteur, Steven Seagal est aikidoka – qui ont tout donné au genre « film d'action » jusqu'à ce que non pas le genre les lâche mais soit lui-même en perte de vitesse, comme s'il avait vieillit en même temps que ses icônes. Le genre a laissé place aux super-héros qui, pourtant, ont toujours existé – la première adaptation de Superman au cinéma (réalisée par Richard Donner) date de 1979 ; le premier Batman (Tim Burton), de 1989. Et les cascades ou autres combats authentiques ont été remplacés par les images de synthèses qui, elles, donnent quelque part des super-pouvoirs à l'image.

Comme tous les genres, le cinéma d'action appartient à une époque, une décennie au mieux ; ici on pourrait carrément même en compter deux, les années 80 et les années 90. Sorti en 1999, Matrix (les Wachowski) marque en quelque sorte la fin d'un temps et surtout le début d'une nouvelle ère, avec ses effets numériques, ses corps qui voltigent et son héros, Néo « l'élu » qui, tiens tiens, porte une cape.

Et Bruce alors ?

Les super-héros renvoient à la mythologie du personnage mi-homme mi-dieu. Les héros du cinéma d'action n'ont pas les mêmes codes vestimentaires, ne portent pas de masques, et surtout n'ont pas de pouvoirs surnaturels, contrairement à la plupart des super-héros. A ce titre, l'une des figures les plus emblématiques pourraient être Bruce Willis en John McClane dans la saga Die Hard (initiée par John McTiernan en 1988 avec Piège de Cristal).

Cela fait longtemps que Marvel insère des blagues dans ses films – DC Comics s'y est mis aussi (Aquaman de James Wan, 2018) – mais il faut rendre à César ce qui appartient à César : il y a toujours eu de l'humour au second degré chez Bruce Willis, comme s'il s'agissait de rendre le surhomme super-humain. On peut aujourd'hui compter sur Représailles (Brian A. Miller, 2018), qui contient son lot de gunfight et un Bruce Willis en roue libre. Son personnage accompagne celui de Frank Grillo pour faire tomber un braqueur ; s'il incarne un policier à la retraite, notre héros en a encore sous le pied. Et le film détient un super-pouvoir : celui de nous replonger dans une sacrée nostalgie du cinéma d'action d'un autre temps.

Représaille, disponible dès le 21/01 sur POLAR+

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