Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Shrek, l'ogre toujours superstar de l'animation

Posté par Rosario Ligammari le 19 mai 2020
Plus encore que la mascotte des studios DreamWorks et davantage qu'une saga à succès, Shrek est un phénomène du cinéma d'animation, une référence absolue pour les petits et les grands enfants. Techniquement impressionnant et doté d'une bonne dose d'humour décapant, ce conte de fée pas comme les autres est aujourd'hui un classique incontournable au même titre que les chefs-d’œuvre des studios Disney et Pixar.
Un conte de fée pas comme les autres

Il était une fois Shrek, un ogre vert pas très propre, à la base misanthrope, ainsi qu'un âne pipelette, une princesse qui éructe nommée Fiona, un chat « Potté » avec de grands yeux embués... En fait, il était une fois un énorme succès, qui n'a d'ailleurs pas eu lieu qu'une fois mais plusieurs d'affilée – cinq à ce jour : Shrek (Andrew Adamson et Vicky Jenson, 2001), Shrek 2 (Andrew Adamson, Kelly Asbury et Conrad Vernon, 2004), Shrek, le troisième (Chris Miller, 2007), Shrek 4 : Il était une fin (Mike Mitchell, 2010) et le spin-off Le Chat Potté (Chris Miller, 2011).

Un conte de fée, disions-nous ? A l'origine d'une histoire écrite par William Steig en 1990 intitulé Shrek !, les films n'ont rien à voir avec les contes traditionnels. Doublé par Mike – Austin Powers – Myers (et par Alain Chabat dans sa version française), Shrek se situe aux antipodes d'un prince charmant et Fiona est à mille lieues d'une Cendrillon. En plus de ses prouesses techniques (Shrek est l'un des premiers longs-métrages entièrement tourné en images de synthèse), la saga se caractérise par son humour potache, son second degré totalement décomplexé : non pas que Shrek ait inventé le principe des blagues destinées aux adultes dans les films d'animation mais il ne fait aucun doute qu'il les a popularisées au point de devenir une référence ultime en la matière.

Un ogre qui a tout pour plaire

Puisqu'on parle de références, de la même façon que la saga Scary Movie ou que les films de Quentin Tarantino, Shrek est bourré de clins d’œil à la culture pop et surtout au cinéma. Ainsi on retrouve cités dans la saga aussi bien Cendrillon (Wilfred Jackson et Hamilton Luske, 1950) que M*A*S*H (Robert Altman, 1970) ou Monty Python : Sacré Graal ! (Terry Gilliam et Terry Jones, 1975) et la liste est... interminable. Et comme on peut le voir, lesdites références parlent aux enfants et aux adultes, au grand public et aux cinéphiles plus avertis, comme chez Pixar – le rival de Dreamworks.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la rivalité entre les deux studios ne date pas d'hier. Très précisément, elle date de 1998, à travers deux longs-métrages avec des insectes en têtes d'affiche : d'un côté, Fourmiz (Eric Darnell et Tim Johnson), le premier film DreamWorks ; de l'autre, 1001 pattes (John Lasseter et Andrew Stanton), le second long-métrage Pixar après Toy Story (par le même John Lasseter, 1996). Et si Pixar et Disney règnent sur le monde de l'animation depuis plus de vingt ans, DreamWorks a trouvé en Shrek le parfait « monstre » pour s'installer au même niveau qu'une saga telle que Toy Story.

Une saga-phénomène

Il faut dire que depuis le croisement des années 90 et des années 2000, l'animation n'a cessé d'innover esthétiquement, et le petit ogre vert en est l'un des symboles les plus marquants.En 2001, le Festival de Cannes n'est bien sûr pas passé à côté de cette révolution animée en sélectionnant Shrek en compétition pour la Caméra d'or. Ce phénomène a même engendré en 2002 la création d'une nouvelle catégorie d'oscar : celle qui récompense le meilleur film d'animation. Qui a remporté le premier trophée ? Shrek. Le premier film de la saga précède ainsi Ghibli (Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki, sorti en 2001 en France) et Pixar (Le Monde de Nemo d'Andrew Stanton et Lee Unkrich, 2003), deux studios opposés sur presque tous les points qui, par conséquent, témoignent de la diversité du cinéma d'animation.

En 2004, Shrek 2 quant à lui sera nommé en compétition pour la Palme d'or, fait rare non seulement pour un film d'animation mais pour une suite. Alors que le succès ne s’essouffle pas avec Shrek le troisième, Shrek 4 : Il était une fin ressemble quant à lui à un bouquet final. En effet, ce dernier épisode est devenu le succès le plus important de DreamWorks dans le monde, battant des records dans les salles de plusieurs pays comme la Russie, le Brésil ou l'Argentine. « Il était une fin », vraiment ? Pas du tout. Non seulement depuis il y a eu le spin-off Le Chat Botté mais en plus on sait que Shrek 5 est en préparation...

La saga Shrek, disponible dès le 20/05 sur CANAL+

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toutes les vidéos cinéma, films et émissions sont disponibles sur myCANAL

Suivez Cinéma Canal+ sur :

Facebook

Twitter

Instagram