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Tanguy, le retour : le phénomène adulescent revient chez ses parents (et c'est l'enfer)

Posté par Rosario Ligammari le 24 mars 2020
En plus d'avoir été un succès au cinéma lors de sa sortie en 2001, le film Tanguy avait donné un nom à ces adulescents qui ne partent plus de chez leurs parents. Avec Tanguy, le retour, l'adulte collant qui a aujourd'hui quarante-quatre ans revient à la fois à l'écran et chez ses géniteurs.
Le phénomène Tanguy

On se souvient de l'affiche du film Tanguy (Étienne Chatiliez, 2001) : le fils majeur depuis dix ans (interprété par Eric Berger) était allongé dans le lit entre sa mère et son père (Sabine Azéma et André Dussollier) : cela donnait une jolie photo de famille. Sans oublier sa tagline « A vingt-huit ans, il habite toujours chez ses parents ».

Phénomène de cinéma avec plus de quatre millions d'entrées pour le premier volet, Tanguy à lui seul en est un aussi, de phénomène. Si au Japon on appelle ces énergumènes les « célibataires parasites », en France le nom propre de Tanguy est devenu nom commun pour définir ces adulescents qui semblent installés ad vitam æternam chez papa-maman. Combien de films peuvent se vanter d'avoir apposé un nom à un phénomène ?

Les comédies mordantes d’Étienne Chatiliez

Étienne Chatiliez n'a pas crée une mode, mais a placé le doigt (et la caméra) sur un sujet qui s'est d'autant plus encore répandu depuis la sortie de son film. Réalisateur à l'humour vachard, Chatiliez cerne bien son époque, en plus de brosser des personnages mémorables comme Tatie Danielle bien sûr (issu du film éponyme sorti en 1990), soit l'incarnation de la mamie non pas « gâteau » mais vraiment infecte.

On connaît par cœur encore certaines répliques de ses films comme « Le lundi, c'est ravioli ! » tiré de La vie est un long fleuve tranquille (son premier long-métrage sorti en 1988) ou la chanson Jésus, reviens interprétée par Patrick Bouchitey. Là, c'est bien Tanguy qui revient : la photo de famille est la même qu'en 2001. En plus, il n'est pas seul puisqu'il débarque avec sa fille Zhu.

Les Tanguy au cinéma

Au-delà du phénomène de société, les Tanguy ont donné des comédies piquantes. Todd Solondz, le spécialiste de la satire américaine, a abordé le sujet avec Dark Horse (2012), soit l'histoire d'un adolescent de trente ans qui vit lui aussi encore chez ses parents et dont la rencontre avec une femme risque de changer les choses - ou non. Playboy à saisir (Tom Dey, 2006) se situe un peu dans le même registre, en plus romantique et moins grinçant : à trente-cinq ans le personnage incarné par Matthew McConaughey est l'homme parfait mais le problème, c'est qu'il vit toujours chez ses parents. Jusqu'à ce qu'une femme puisse l'extirper de son cocon ?

Dans Frangins malgré eux (Adam McKey, 2008), la situation est plus « grave » encore : à quarante ans, toujours chez leurs parents, deux (demis-)frères se comportent littéralement comme des enfants. Si grandir c'est partir du foyer parental, alors eux ne semblent pas prêt à s'en aller... 

Et c'est bien là le problème avec les Tanguy : non seulement on ne sait pas quand ils partiront, mais en plus – la preuve avec Tanguy, le retour – ils risquent de revenir.

Tanguy, le retour, disponible dès le 27/03 sur CANAL+

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