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THE GOOD CRIMINAL : il ne faut jamais énerver Liam Neeson

Posté par Marc Larcher le 7 octobre 2021
Liam Neeson n’a pas encore tous ses points retraite

Dans la catégorie des hommes qu’il ne faut contrarier en aucune circonstance, Liam Neeson est assis à la table de Charles Bronson, de Clint Eastwood et de Bruce Willis. Et cette fois-ci encore, l’acteur américain d’origine irlandaise profite de sa susceptibilité légendaire pour composer un personnage au centre d’une vengeance explosive. Dans le thriller THE GOOD CRIMINAL de Mark Williams (2020), il campe un légendaire braqueur de banque qui décide de se ranger avec un plan imparable. Il entend passer un deal avec le FBI qui lui court après depuis trente ans. Son immunité contre les gains qu’il a accumulés depuis le début de sa carrière. Pourquoi ne pas rester planqué et indétectable dans la bonne ville de Boston ? C’est parce qu’il vient de rencontrer l’amour de sa vie (Kate Walsh) et qu’il veut se ranger à ses côtés. Ce qu’il n’avait en revanche pas prévu, c’est que certains agents du FBI sont corrompus. En l’occurrence, deux Fédéraux profitent de son offre pour le piéger. Ils ont l’intention de se partager son butin en le faisant accuser d’un meurtre. Désormais pourchassé par la police locale et le FBI, Tom Carter n’a plus le choix : mettre à profit ses talents de spécialiste des explosifs et de bagarreur pour sauver sa peau, son butin et sa paisible retraite.

Un film de genre à l’ancienne

Avec ce film, Mark Williams entre dans une tradition bien établie de thrillers violents dont le personnage principal, au passé trouble mais au cœur pur, élimine un à un ses ennemis. Et il faut le dire, dans ce genre-là, Liam Neeson excelle. Sa voix grave, sa stature, ses rides au coin des yeux, sa démarche de mec qui n’a pas passé sa vie à envoyer des e-mails depuis un bureau, et sa faculté, malgré le poids des ans, à se tendre d’un seul coup pour mettre un coup de tête à un adversaire ou pour sauter par la fenêtre afin d’éviter des coups de feux, reste inégalée. Le film a la bonne idée de choisir la carte de la crédibilité plutôt que celle du spectaculaire. Ainsi, Boston, ville de flics dont une bonne partie a la réputation d’être corrompue, plutôt que l’omniprésente New York, une intrigue simple centrée autour de la planque du héros et pas de retournements de situation alambiqués, des bagarres et des cascades réalistes plutôt que des immeubles qui s’effondrent. Ainsi, les fans de thrillers musclés trouveront de quoi se sustenter et les cinéphiles chercheront les clins d’œil aux grands films du genre. On pense notamment au THIEF (1981) de Michael Mann - le titre originel du film de Mark Williams est d’ailleurs HONEST THIEF -, chef d’œuvre néo-noir dans lequel la retraite d’un autre dur à cuire (James Caan) était remise en cause par des gens plus malhonnêtes que lui.

Une gueule comme on les aime

Et si THIEF comptait parmi ses seconds rôles le chanteur country Willie Nelson, THE GOOD CRIMINAL a lui aussi un caméo de qualité. Dans le rôle du N+1 des agents FBI corrompus, on retrouve une vraie gueule du cinéma, celle de Robert Patrick, l’implacable T-1000 de TERMINATOR 2 (1991) de James Cameron. Il n’y a pas à dire, les bons films de genre attirent toujours les taiseux et les trognes. Quant à la vengeance, elle est un plat qu’on aime manger à tous les repas, froide ou réchauffée.

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