The Quake, un film catastrophe venu de Norvège

Posté par Rosario Ligammari le 4 Octobre 2019
Les films catastrophe sortis de Norvège ne courent pas les salles de cinéma. En réalisant The Wave en 2012, le norvégien Roar Uthaug s'était illustré dans le genre avec brio. Avec The Quake, John Andreas Andersen retrouve la même équipe pour encore plus de spectacle et d'adrénaline.
La Norvège, petite production de cinéma

Comparé au cinéma danois (qui compte parmi ses réalisateurs Lars Von Trier ou Nicolas Winding Refn) ou suédois (le pays d'Ingmar Bergman), on connaît peu les productions norvégiennes. Et pour cause, seule une petite vingtaine de films par an voient le jour dans le pays. En terme de représentation figure tout de même quelques exceptions : ces dernières années, se sont imposés à l'international des films comme Oslo 31 août (Joachim Trier, 2011) adapté du Feu Follet de Pierre Drieu la Rochelle (1931) ou encore, dans la veine des polars nordiques glaciaux, un long-métrage comme Refroidis (Hans Petter Moland, 2014). De plus, la Norvège est surtout spécialisée dans les documentaires et les films pour enfants.

Alors bien sûr les films catastrophe ne semblent pas faire partie de la spécialité du pays, quand de toute façon le genre constitue surtout une spécificité émanant des États-Unis.

Les films catastrophe, surtout des blockbusters américains

Venant de la Corée du Sud, The Host de Bong Joon-Ho (2006) était à mi-chemin entre le drame naturaliste, le fantastique et le film catastrophe pour son côté « Godzilla » (la ressemblance physique du monstre) ; on peut citer encore Pandora (Park Jung-woo, 2016) ou Dernier Train pour Busan (Yeon Sang-ho, 2016). La France aussi s'est essayée au cinéma catastrophe mais en donnant des films hybrides comme Les Derniers Jours du monde (les frères Larrieu, 2009) ou même Les Combattants (Thomas Cailley) ; à défaut de représenter le genre, ils ont pour point commun leur ambiance « apocalyptique ».

Néanmoins le cinéma catastrophe est – et reste – tout de même très américain, et ce même si l'un de ses plus illustres représentants, Roland Emmerich (Le Jour d'après sorti en 2004, 2012 sorti en 2009) est allemand – ses films restent des productions américaines. De L'Aventure du Poseidon (Ronald Neame, 1973) à Tremblement de terre (Mark Robson, 1974), les classiques du cinéma catastrophe dans les années 70 viennent des États-Unis. Michael Bay, le spécialiste des explosions, a fait son Armaggedon (1998). Titanic (James Cameron, 1998) peut aussi figurer dans la liste.

Sorti en 2012, un grand film catastrophe, The Impossible, a été confié à un réalisateur espagnol, Juan Antonio Bayona. Mais là encore il s'agit bien d'une coproduction américaine. Alors, un film catastrophe nordique ? Impossible n'est pas Norvégien.

La Norvège s'essaye au cinéma catastrophe

Que la Norvège s'empare du cinéma catastrophe se révèle inattendu. Sans faire de jeu de mot avec le film de Roar Uthaug (The Wave, 2016), on peut tout de même difficilement parler de « vague » du genre venant des pays scandinaves. Après The Wave donc, The Quake, réalisé cette fois ci par John Andreas Andersen, reprend les mêmes acteurs et recommence, avec non plus une vague mais un tremblement de terre qui touche Oslo.

Sa particularité – pour ne pas dire son exotisme – réside justement dans le fait de se retrouver dans ce décor. Et quand certains affirment que les effets spéciaux sont « à l'américaine », il faut bien sûr le prendre comme un compliment, mais ce qu'il y a en plus, c'est le soin accordé à l'esthétisme et la mise en scène qui brille sur tous les plans. On oublie alors les comparaisons avec les États-Unis pour y voir non plus un long-métrage du genre catastrophe venu de Norvège mais un bon film palpitant tout court.

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toutes les vidéos cinéma, films et émissions sont disponibles sur myCANAL

Suivez Cinéma Canal+ sur :

Facebook

Twitter

Instagram