THE SUICIDE SQUAD, mon super-vilain est TRASH

Posté par Marc Larcher le 29 mars 2022
En confiant au réalisateur déjanté James Gunn, l’équipe de méchants de l’univers DC Comics, la franchise a fait passer un cap aux films de super-héros. De l’hémoglobine, du second degré, des gags énormes… On n’a jamais vu un délire pareil.
Du sang neuf chez les super-héros

Si après la trentaine de films Marvel et la vingtaine de films DC Comics, votre envie de regarder un film de super-héros a légèrement baissé, on ne vous en veut pas, c’est logique. Heureusement, on a la solution. Le réalisateur James Gunn, au nom prophétique, déjà à la manœuvre dans LES GARDIENS DE LA GALAXIE, s’attaque cette fois à THE SUICIDE SQUAD, l’association des pires personnages de l’univers DC à qui il file une dose de sa recette : second degré, humour déjanté, gags cartoonesques, violence débridée et stylisée et même un sens du glamour au milieu du chaos…

Acceptez-vous cette mission suicide ?

Le réalisateur s’est souvenu d’une phrase qu’on entend beaucoup dans le milieu du cinéma mais que beaucoup de ses contemporains ont oublié : « Meilleur est le méchant, meilleur est le film ». Lui l’a prise à la lettre et a rassemblé les pires ordures pour en faire les personnages les plus cools qui soient. Soit au passage l’exact contraire de l’équipe de Justice League, le rassemblement de super-héros autour de Batman et Superman. Cette fois-ci, on va découvrir le brutal Bloodsport (Idris Elba), Harley Quinn (Margot Robbie), la post adolescente hypersexuée et rebelle déjà au centre de plusieurs films de la galaxie DC, l’hilarant Peacemaker (John Cena), héros un peu idiot dont aiment se moquer ses coéquipiers, le colonel Rick Flag (Joel Kinnaman) qui se croit encore à l’armée et le terrible King Shark (Sylvester Stallone)… Ainsi, dès le début du film, on voit l’impitoyable Amanda Waller rassembler les huit membres de la Task Force X détenus de la prison de Belle Reve, la plus surveillée des Etats-Unis, et les mettre à l’amende. Elle ne leur laisse pas le choix : ils doivent accepter une mission suicide visant à détruire méthodiquement une jungle grouillant d’adversaires, sur l’île de… Corto Maltese. Parmi eux, ils vont successivement affronter des guérilleros, des néo-nazis et le monstrueux Starro. Bien sûr, au moindre écart, Amanda a la capacité de déclencher à distance l’explosion d’une puce électronique incrustée dans leur nuque…

La revanche de James Gunn

Dans ces conditions, on ne peut confondre ce film avec la version datant de 2016 de David Ayer, baptisée SUICIDE SQUAD, plus soft, moins délirante et gore. Cette fois-ci, James Gunn a bénéficié du classement R-Resticted aux Etats-Unis, c’est-à-dire que le film est invisible pour les moins de 17 ans, il s’en est donc donné à cœur joie. Depuis, il a même poussé le bouchon plus loin en supervisant la série spin-off centrée sur le personnage de Peacemaker, toujours avec l’ancien catcheur, John Cena. Pour le réalisateur, c’est une véritable consécration qui fait oublier la mésaventure qui lui est arrivée en 2018. D’anciens tweets problématiques avaient refait surface et avaient poussé Disney, qui l’employait sur la franchise Marvel, à le virer. Sauf que de nombreux artistes, médias et fans ont trouvé que ça allait trop loin, une pétition pour son retour a même rassemblé… 400 000 signatures. Ce qui a poussé le groupe à revenir sur sa décision. Entre temps bien sûr, il est parti chez DC. Mais il a donc désormais table ouverte chez les deux géants. Avec lui, les méchants ne le sont jamais tout à fait.

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