Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Une fille facile : quand Zahia Déhar fait sensation à Cannes

Posté par Rosario Ligammari le 6 mai 2020
De Brigitte Bardot à Sharon Stone, le Festival de Cannes a parfois perdu la tête face à la sensualité de certaines actrices. L'année dernière, avec Une fille facile, Zahiar Déhar a elle aussi envoûté le Festival, devenant ainsi une nouvelle icône du septième art.
Le phénomène Bardot

S'il y a une actrice qui symbolise le glamour à Cannes, c'est bien Brigitte Bardot. Récapitulons. En 1953, alors qu'elle accompagne son époux Roger Vadim, le public découvre la future BB. Elle n'a alors que dix-neuf ans et surtout, comme l'actrice le précise rétrospectivement, la foule acclame la seule « inconnue » du festival. Sa sensualité marque aussi bien les photographes que les festivaliers.

Trois ans plus tard, parler de retour « fracassant » à Cannes serait presque un euphémisme : en lui offrant le rôle principal de son premier long-métrage Et Dieu créa... la femme, Roger Vadim transforme Bardot en icône, et l'acclamation de la foule en hystérie. Pour reprendre le titre du film, on peut alors le dire : et le festival de Cannes créa... le glamour « à la française ». Ce n'est qu'en 1967 (et pour la dernière fois) que Bardot remonte les marches du festival. La foule s'est-elle calmée ? Pas du tout : l'émeute est telle que les photographes autant que les fans lui rendent l'accès au Palais presque impossible.

Cannes, le rendez-vous du glamour

Depuis Brigitte Bardot, on sait que Cannes est le rendez-vous du cinéma mondial autant que du glamour. De Claudia Cardinale à Diane Kruger en passant par Sophie Marceau ou Monica Bellucci, toutes les plus grandes stars ont foulé la tapis rouge. De la même manière que pour Bardot, il est arrivé que le Festival transforme une actrice en véritable sex-symbol. C'est le cas de Sharon Stone. En 1992, alors qu'elle vient présenter le torride Basic Instinct (Paul Verhoeven),l'Américaine a droit à une ovation digne d'une rock star – pas moins d'une centaine de fans l'attendront devant son hôtel.

Certaines tenues affolent les festivaliers autant que les films en compétition : en 1991, le soutien-gorge de Madonna en forme de cône imaginé par Jean Paul Gaultier ou, en 2010, la robe transparente de Julie Atlas Muz, danseuse burlesque à la ville et dans Tournée (Mathieu Amalric). Enfin, impossible de ne pas citer Sophia Loren, sex-symbol « à l'italienne », qui a été la Présidente du jury en 1966, ou encore Ingrid Bergman, qui a exercé la même fonction en 1973. Égérie de l'affiche de la 68ème édition de Cannes, cette dernière a été présentée en ces termes par le Festival : « Icône moderne, femme libre, actrice audacieuse ».

Zahia, nouvelle icône

Une fille facile (Rebecca Zlotowski, 2019) est le premier rôle de l'ex-escort girl Zahia Dehar – si l'on met à part le film Joséphine s'arrondit (Marilou Berry, 2016) où elle ne fait qu'une brève apparition dans son propre rôle. Dans Une fille facile, Zahia incarne Sophia, la cousine de Naïma (Mina Farid) avec qui elle va passer des vacances inoubliables justement à... Cannes. Présenté l'an dernier à la Quinzaine des réalisateurs où il a obtenu le prix SACD, ce film initiatique a propulsé Zahia Déhar au rang de femme iconique.

Selon Rebecca Zlotowski, l'héroïne de son long-métrage a une phrasé proche de celui des héros d'Eric Rohmer. Beaucoup ont été séduits par son aura. A la suite de la montée des marches à Cannes avec sa robe échancrée dans le dos et sa sensualité, on a pu lire des comptes rendus tels que « la chute de reins de Zahia enflamme la croisette » mais surtout on a pu entendre de multiples comparaisons entre Zahia Dehar et... Brigitte Bardot.

Une fille facile, disponible dès le 06/05 sur CANAL+

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toutes les vidéos cinéma, films et émissions sont disponibles sur CANAL+

Suivez CANAL+ Cinéma  sur :

Facebook

Twitter

Instagram