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À droite sur la photo : un documentaire sur la chute du dernier shah d’Iran

Dans la bande dessinée Persepolis de Marjane Satrapi, la petite Marjane, qui vit à Téhéran dans une famille progressiste à l’aube de la révolution de 1979, scande « À bas le shah ».

Quelque temps plus tard, c’est l’allégresse dans les rues. Les statues du dirigeant sont déboulonnées, comme on le voit dans À droite sur la photo. « Le départ du shah était vu comme une délivrance », explique son neveu, Christian Pahlavi, dans le documentaire.

C’est cette chute que nous raconte l’épisode de À droite sur la photo consacré au dernier shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi. Celui-ci succède à son père à 21 ans, en 1941, avec d’ambitieux plans pour son pays, qu’il rêve de transformer en grande puissance industrielle.

Sa « révolution blanche », série de réformes politiques et sociales lancée en 1963, bouscule l’Iran. Les femmes, notamment, se voient dotées de plus de droits.

Une modernisation qui arrive trop vite, trop fort, selon certains critiques, parmi lesquels Rouhollah Moussavi Khomeini, qui attaque violemment le shah.

Exilé en Irak, puis à Neauphle-le-Château dans les Yvelines, l’ayatollah s’élève contre la politique de Pahlavi, inondant l’Iran de ses cassettes audio de discours virulents.

On reproche aussi au shah sa folie des grandeurs. En 1967, aux côtés de sa troisième épouse Farah, il se couronne lui-même empereur.

Celui qui veut mener sa patrie vers « une grande civilisation » organise également des fêtes à la mesure de ses rêves, comme les fastueuses cérémonies de 1971 à Persépolis. « Le festival du Diable », selon Khomeini.

Mais avec le premier choc pétrolier, le shah, qui devient « l’empereur du pétrole », « s’aliène une partie des pays occidentaux », dit son biographe Yves Bomati.

Jimmy Carter (photo), qui se veut le président américain des droits de l’homme, se trouve gêné par son allié iranien. Lequel se révèle de moins en moins fréquentable, et de plus en plus contesté par son peuple.

Finalement, les Occidentaux (États-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne) s’entendent pour « lâcher » le dirigeant, qui sera contraint à l’exil le 16 janvier 1979.

Et dans l’ensemble, à favoriser Khomeini, qui revient en Iran le 1er février 1979 pour prendre le pouvoir. Mais ça, c’est une autre histoire.

Série documentaire À droite sur la photo, en ce moment sur PLANÈTE+.