Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Au coeur du mystère des tourbières congolaises grâce au Dernier Poumon du monde

Dans la forêt primaire congolaise se cache une tourbière géante. Une potentielle bombe à retardement qui n’a pas livré tous ses secrets, comme le montre le documentaire Le Dernier Poumon du monde, à voir le 11 décembre sur CANAL+ et myCANAL.

Vous pensiez que toute la planète avait été explorée jusque dans ses moindres recoins ? Raté : en 2017, dans le bassin du Congo, on a découvert un ensemble de tourbières, le plus vaste en zone tropicale, formé il y a environ 10 000 ans.

Constitué de feuilles qui se décomposent lentement, il forme un écosystème particulier et fragile. Une zone marécageuse qui fait trois fois la taille de la Suisse (145 000 km2 au bas mot) et intéresse fortement les scientifiques, congolais comme étrangers, qui se sont précipités sur place.
 

La raison ? Les tourbières sont précieuses. Elles stockent le monoxyde de carbone, et nous aident donc activement à lutter contre le réchauffement climatique. Celle-ci, située dans le « deuxième poumon vert de la planète » (après la forêt amazonienne), a accumulé pas moins de 30 milliards de tonnes de carbone…

« Des années de pollution mondiale sont enfouies à l’intérieur de la forêt congolaise. C’est un écosystème méconnu » explique le chercheur anglais Simon Lewis, de l’université de Leeds, dans le documentaire. 
 

Mais c’est aussi un trésor empoisonné… Car si jamais ce carbone venait à être libéré dans l’atmosphère (à cause de la déforestation, par exemple), la pollution qui se libérerait, serait équivalente à celle causée par « 20 ans d’émissions de carbone produites par les États-Unis », selon le chercheur. 
 

Mais pour l’instant, la tourbière, bombe à retardement potentielle, est sous bonne garde, et minutieusement étudiée : l’écosystème est loin d’avoir révélé tous ses secrets.

« Nous ne savons pas comment les tourbières fonctionnent, pourquoi elles se sont constituées comme ça, ce qui se passera dans le futur … » expose Simon Lewis.

Les scientifiques veulent croire, en outre, que cette zone pleine d’éléphants, de gorilles et de chimpanzés, recèle d'espèces animales et végétales encore non répertoriées. Une raison de plus de la protéger.
 

Le Dernier Poumon du monde de Yamina Benguigui, Documentaire, 80 min, le 11 décembre sur CANAL+ et myCANAL.