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Demain est à nous, un documentaire avec les enfants qui veulent changer le monde

Ils n’ont que 12 ou 13 ans, ou même moins, et veulent déjà sauver le monde. Dans le documentaire Demain est à nous, Gilles de Maistre a mis en lumière le combat d’enfants révoltés contre les injustices et bien décidés à se battre.

Comme celui de José Adolfo Quisocala Condori (ci-dessous), 13 ans au moment du tournage, le plus jeune banquier du monde. Ce petit Péruvien a eu l’idée de monter une banque écologique pour les enfants.

Le principe de la Banco Cooperativo del Estudiante Bartselana : les jeunes adhérents déposent des déchets dans des points de collecte, revendus ensuite à des usines de recyclage. En échange, ils sont rémunérés, ce qui leur permet de rester scolarisés, même si leurs parents sont en difficulté.

Cette idée, José l’a eue quand il avait 7 ans. Depuis, ce garçon qui n’a lui-même « pas le temps d’aller à l’école » (il suit des cours par correspondance) et qui a obtenu le Prix du climat pour les enfants en 2018 ne cesse d’inspirer ses camarades. « Toi aussi, tu peux faire de grandes choses », dit-il à ses petits fans.

Ce qui donne de l’espoir au jeune Péruvien ? Il sait qu’il n’est pas le seul. À travers le monde, d’autres enfants, marchant sur les pas de figures médiatiques comme Greta Thunberg ou Malala Yousafzai, essaient de changer les choses, comme nous le montre le documentaire, à travers le portrait de plusieurs d’entre eux, de l’Inde aux États-Unis en passant par la France.

Comme Aïssatou (ci-dessous), qui se bat contre le mariage forcé des mineures en Guinée, à travers l’organisation d’une vaste campagne de sensibilisation.

À 12 ans, cette lanceuse d’alerte, membre du Club des jeunes filles leaders de Guinée, n’hésite pas à parcourir les marchés de Conakry pour informer, martelant des statistiques parlantes (64 % des jeunes Guinéennes sont mariées avant 18 ans, rappelle-t-elle). Ni à se mettre elle-même en danger quand elle s’interpose pour stopper un mariage…

Aïssatou a décidé de militer quand elle a appris que l’une de ses camarades de classe avait été mariée de force. Révoltée, elle est passée à l’action. C’est aussi ce refus de baisser les bras face à ce qui semble inéluctable qui anime Arthur, 10 ans (photo de couverture). Cet écolier pas comme les autres du nord de la France a fait de l’aide aux sans-abris son cheval de bataille.

Avec ses parents, il maraude tous les soirs après les cours, apportant aux SDF nourriture, produits de première nécessité et mots de réconfort. « Mais si, papa, on peut porter la douleur de tout le monde », explique-t-il à son père.

Arthur ambitionne un jour d’ouvrir un foyer. « Quand je vois la force tranquille d’Arthur, je suis sûr qu’il réussira », dit José, le jeune banquier. Lequel ajoute, non sans humour : « Si nous, enfants, arrivons à ces résultats, imaginez un peu ce que pourraient faire des adultes. »

Demain est à nous, Documentaire, 1h20, à partir du 15 décembre sur CANAL+.