Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Derrière le masque, avec des soignants héroïques

L’hôpital américain (Neuilly-sur-Seine) n’était pas vraiment préparé à l’arrivée du Covid-19. Personne ne l’était, ni aucun hôpital d’ailleurs, mais cet établissement créé en 1906 à l’initiative de médecins français et américain n’avait pas vraiment l’habitude de ce genre de situation extrême.

Pourtant, ses soignants se sont pliés en quatre pour accueillir des patients au moment où la pandémie mondiale a fait irruption en France, comme le raconte le documentaire Derrière le masque, de Stéphane Krausz, narré par Gérard Lanvin.

Celui-ci commence au tout début de la première vague, en février-mars 2020, lorsque le « plan blanc » a été décrété et la population française, confinée. C’est à ce moment-là que l’ARS (agence régionale de santé) a décidé de faire appel au privé pour l’épauler afin d’absorber cette crise et son flux de patients toujours plus important.

De quoi inquiéter le personnel médical. « Si on fait appel au privé, c’est que le système de soin est vraiment dépassé », souligne une soignante.

Ainsi, tous ses collègues se sont mis sur le pied de grue pour faire face, dans tous les services. Dans le documentaire, chacun explique, à son niveau, les aménagements qu’il ou elle a dû faire (en urgence) pour gérer ces nouveaux patients contagieux.

Bien sûr, un secteur Covid, à accès règlementé, a été mis en place. On y suit notamment Céline, dynamique secrétaire générale de l’hôpital, aux commandes de la nouvelle organisation. Ou Christophe, le responsable du service des urgences. Pour lui, immédiatement, le fameux problème du manque de lits s’est posé.

« Les urgences sont le premier maillon d’une chaîne de prise en charge », explique celui qui redoutait de se retrouver dans une situation difficile, avec des cas Covid aux urgences et le service de réanimation plein.

Pour lui et son équipe, il a fallu pousser les murs, trouver des solutions. Ce qui n’a pas suffi : faute de place, Christophe a dû refuser des patients. « C’est ce qu’il y a de plus compliqué. »

On suit également d’autres corps de métier. Comme Elizabeth, infirmière, qui s’occupe des patients « comme si c’étaient des proches ». Et qui a continué de travailler, malgré la peur de contracter le virus.

On la voit prendre la main d’un patient : pourquoi les priverait-on de ce réconfort, demande-t-elle, alors qu’en plus, ils n’ont pas de visites ?

Tourné jusqu’à fin 2020, Derrière le masque montre, cachés derrière leurs charlottes et blouses, des hommes et des femmes complètement dévoués aux patients, pleins d’empathie, prêts à tout pour les soigner et les soulager. Et prêts à continuer de le faire, tant que ce sera nécessaire.

Derrière le masque, documentaire en première exclusivité, 55 minutes, maintenant sur PLANÈTE+ AE.