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Hillary, le documentaire ultime pour entrer dans la tête d’une battante

Au moment où Hillary Rodham est née, dans l’Amérique de l’après-guerre, pas grand-monde ne se revendiquait féministe.

Étudiante brillante à Wellesley puis Yale, la jeune Hillary rencontre le sexisme dès la fac de droit, où les garçons font du chantage aux rares filles qui osent s’y aventurer : « Si vous prenez notre place, on nous enverra au Vietnam et on y mourra. » Ça ne prend pas avec elle.

Alors qu’à la fin des années 1960, une vague contestataire déferle sur l’Amérique, Hillary Rodham, qui n’a rien d’une hippie, comprend très vite qu’elle doit « travailler dans le système ». Tout en se battant contre lui.

Lors d’une conférence à la fac, un sénateur tente de renvoyer ses camarades féminines à leur rôle supposé de mères et d’épouses ? Elle monte sur scène, improvise et lui rabat le caquet. Le lendemain, on ne parle que d’elle dans les journaux.

C’est le début d’une vocation. La future Madame Clinton devient avocate à une époque où les femmes sont plus volontiers mères au foyer.

À la cour, on la voit comme « un chien savant », mais elle ne se démonte pas. Épouse du gouverneur de l’Arkansas Bill Clinton, la démocrate casse les codes, s’intéresse aux groupes marginalisés, ne veut pas entrer dans le moule, et attire déjà les critiques. Lorsque son mari devient président en 1993, elle refuse de jouer les First Lady passives. 

Au contraire, appliquant le slogan « Deux Clinton pour le prix d’un », elle installe son bureau à la Maison-Blanche. Son mari lui confie la tâche titanesque de la réforme de la santé.

Pleine d’ambition et de bonne volonté, elle s’y attelle sans broncher. C’est un échec cuisant, mais elle se remet vite en selle, œuvrant pour les droits des femmes. Puis se lance elle-même dans une carrière politique pleine de remous, scandales et controverses.

Mais Hillary Clinton tient bon, ne se laisse jamais démoraliser, par aucune défaite. Pas question de « se laisser abattre et de se mettre la tête sous une couverture ». Les critiques glissent sur elle : « Il ne faut pas les prendre personnellement. Sinon, on se met à douter de soi-même. »

Cependant, sa défaite à la présidentielle de 2016 lui a donné un coup au moral. Elle affirme même qu’elle ne se présentera pas à une autre élection. Mais comme elle le répète : « Il ne faut jamais dire jamais. »

Hillary, Documentaire, 4 x 60 minutes, sur CANAL+.