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In Search of Darkness, le documentaire ultime sur le cinéma d’horreur 80’s

Le documentaire In Search of Darkness, en quatre parties, dissèque les films d’épouvante cultes des années 1980. En ce moment sur CINÉ+ FRISSON.

C’était le temps où l’on allait louer des cassettes VHS au vidéo-club le samedi soir. Le documentaire In Search of Darkness, divisé en quatre épisodes, nous ramène à une époque complètement révolue : celle des années 1980, des épaulettes, du capitalisme triomphant, des coupes mulets et aussi, de l’âge d’or des films d’horreur américains et anglo-saxons.

Pour ce faire, le journaliste David A. Weiner a interrogé tout le gratin du cinéma bis hollywoodien. De grands réalisateurs, mais aussi acteurs, compositeurs, producteurs, techniciens des effets spéciaux, journalistes spécialisés, défilent devant sa caméra, pour raconter cette décennie pas comme les autres, extraits de films à l’appui, de Freddy les griffes de la nuit au nanar Killer Klowns from Outer Space.

Les cinéastes racontent ainsi ce que le spectateur n’est pas censé savoir : comment ils ont tourné leurs plus grands chefs-d’œuvre. Le maître John Carpenter (Halloween, The Thing, Christine…) et son acteur Tom Atkins dévoilent par exemple les secrets de fabrication du fameux brouillard de The Fog, qui était censé envahir une ville côtière de Californie du Nord, mais qui s’évaporait en fait sur le tournage « à la moindre petite brise »… Un cauchemar.

Son collègue Joe Dante (à qui l’on doit notamment Gremlins), lui, nous explique comment il a voulu moderniser le film de loup-garou avec The Howling (Hurlements). La métamorphose de l’homme en monstre, faite à l’aide plusieurs marionnettes, y est spectaculaire.

Mieux, dans ce film, Dante rend hommage aux films d’horreur à travers de nombreux clins d’œil ou caméos. Une manière, aussi, de tordre le cou aux clichés du genre. Ce qu’ont su faire par la suite un grand nombre de films d’épouvante, comme Scream, de Wes Craven, rappelle le documentaire.

De l’esthétique des affiches à la place de la femme, scream queen ou tueuse, tous les sujets sont abordés. En explorant cette décennie si riche, à l’influence encore prégnante aujourd’hui, les intervenants du film passent au crible un genre beaucoup plus complexe qu’on ne pourrait le croire.

Qui, lui aussi, parle de la société. « Il y a une théorie selon laquelle l’horreur prospère quand il y a un gouvernement répressif, dit le réalisateur Stuart Gordon, en évoquant Ronald Reagan, président des États-Unis durant la majeure partie des années 1980. Ce qui nous fait peur nous renseigne beaucoup sur la société. »

Ces quatre heures d’entretiens érudits, en forme de déclaration d’amour au cinéma bis, apprendront même aux cinéphiles les plus passionnés une somme d’informations et d’anecdotes monstrueuses sur ces films des années 1980, une période qui ne cesse d’être disséquée et réévaluée aujourd’hui. Un documentaire essentiel pour tout fan de cinéma d’horreur.

In Search of Darkness, Documentaire, 4 x 60 min, en ce moment sur CINÉ+ FRISSON.