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Jeux d’espions, pour être incollable sur l’espionnage moderne

On est censé ne rien connaître d’eux. La série documentaire britannique Jeux d’espions, en huit épisodes réalisés par David O'Neill, Simon Deeley, Johanna Woolford Gibbon, Andy Robbins, Gareth Lewis, et Ben Ryder, se plonge dans les plus étonnantes affaires d’espionnages de l’Histoire récente.

Grâce à des reconstitutions tournées à Londres, Moscou et en Israël (avec l’acteur de Homeland Damian Lewis dans le rôle du narrateur malicieux), et des interviews d’experts, ex-agents des services secrets en premier lieu, on explore quatre décennies de géopolitique. Avec des histoires plus rocambolesques les unes que les autres, dignes des films de James Bond, dont le grand public ignorait alors tout.

Comme l’évasion des diplomates américains de Téhéran, reconstituée plus tard dans le film Argo, de Ben Affleck. Ou un échange d’espions de haute volée.

Le premier épisode, Le Cheval de Troie, est consacré à l’histoire de Vladimir Vetrov (ci-dessous), officier supérieur du KGB pendant la guerre froide. Après avoir officié à Paris pendant des années, ce « jeune homme populaire à l’ego surdimensionné », comme se rappellent ses collègues, a retourné sa veste et proposé ses services aux renseignements français en 1980…

Une vengeance, pour celui qui avait été mis au placard après son retour au pays. Jusqu’à son arrestation deux ans plus tard, il aura livré des informations explosives aux Français, nous explique le documentaire. Il sera démasqué par le KGB, puis condamné à mort pour « haute trahison ».

Mais il n’est pas le seul, dans l’histoire de l’espionnage, à avoir changé de camp. Le deuxième épisode de Jeux d’espions, Un traître parfait, s’intéresse ainsi au destin de Robert Hanssen, agent du contre-espionnage du FBI, né en 1944.

Sous ses dehors de « geek » avant l’heure, « timide » et taiseux selon ses collègues, ce passionné d’informatique cachait en réalité bien son jeu. Qui soupçonnerait un agent chargé de démasquer une taupe au sein des services américains, d’être lui-même ladite taupe, au profit de l’URSS ?

« Il a rejoint le FBI pour être James Bond, et ils en ont fait un bibliothécaire », explique face caméra son psychiatre dans le documentaire, pour expliquer son comportement.

Démasqué à son tour, à l’aide l’agent Eric O’Neill, qui témoigne dans le documentaire, il sera condamné lui aussi, à la prison à vie. Une histoire qui inspirera le cinéma, dans le film Agent double (2007), de Billy Ray.

Une série documentaire dans les coulisses de l’Histoire, aux affaires encore plus étonnantes qu’un scénario de film hollywoodien.

Jeux d’espions, Série Documentaire, 8 x 43 minutes, à partir du 29 avril sur PLANÈTE+.