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LE BONHEUR À L’ÉCOLE est-il pour demain ?

Posté par Marc Larcher le 27 octobre 2021
Allons voir comment fonctionnent les écoles des autres

C’est une des questions centrales de l’élection présidentielle à venir : à quoi va ressembler l’école de demain ? En attendant que les candidats et candidates trouvent ou pas les bonnes réponses, le documentariste Martin Meissonnier vient, sans que ce soit le but recherché, de leur filer un sacré coup de main.

Avec son documentaire, LE BONHEUR À L’ÉCOLE, il prend le problème à la racine : comment faire pour que chaque élève aime son expérience à l’école et qu’in fine il ait envie chaque matin de se lever pour s’y rendre ? Il prend notamment pour exemple les conséquences de la pandémie de Covid qui ont vu des centaines de milliers d’élèves enfermés chez eux en France et ailleurs dans le monde décrocher de l’enseignement à distance.

Première leçon, il faut aller voir là où ça fonctionne le mieux. Notamment en Estonie, le pays balte est en effet le plus numérique d’Europe et on sait là-bas faire en sorte que les écrans soient un allié des élèves et non un repoussoir. Dans les collèges, les adolescents sont en effet sensibilisés au secteur et aux débouchés professionnels du numérique. Surtout ils ne se contentent pas de cours théoriques, ils mettent directement le savoir en pratique. Autre destination : la Suisse, pays où une école et ses professeurs composent pour les élèves et avec eux des programmes éducatifs personnalisés. Ce qui leur permet non plus d’avoir à gober un programme identique pour des enfants de niveaux différents mais de développer des projets spécifiques d’apprentissage. La France n’est pas pour autant oubliée, le spectateur va également découvrir ce qui se passe dans une école de Colombe en banlieue parisienne, où les enfants profitent d’ateliers de communication non violente et apprennent à devenir eux-mêmes des médiateurs vis à vis des autres élèves et de l’institution.

Fin de la compétition et début de la collaboration ?

Aussi, au fil des 1h30, les solutions apparaissent clairement : mise en avant des pratiques, de l’expérimentation, travail de groupes, travail à l’extérieur, dans la nature et non plus seulement en classe, la coopération plus que la compétition entre élèves, inclusion des enfants dans les processus de décision, utilisation raisonnée des outils numériques… En un mot, plus d’horizontalité et moins de verticalité pour que les professeurs et les élèves travaillent main dans la main.

On y découvre notamment que c’est aux anciennes générations à s’adapter à la nouvelle génération d’élèves, très différents des précédentes dans leur rapport au numérique et dans leur accès au savoir. On peut d’autant plus faire confiance à l’auteur du documentaire que cet homme fait lui-même preuve dans sa carrière d’un sens de l’adaptation rarement vu. Journaliste au quotidien Libération, réalisateur d’albums de musique pour Arthur H, Manu Dibango, Robert Plant ou Don Cherry, créateur de l’émission légendaire Megamix, compositeur de musiques de films… bref, il sait tout faire. Et à chaque fois, il a prouvé à son échelle qu’il fallait savoir prendre des chemins alternatifs pour trouver des solutions à des problèmes globaux comme l’avait prouvé un de ses documentaires restés fameux, LE BONHEUR AU TRAVAIL. Le bonheur n’est pas dans la pré, ne cesse-t-il de nous expliquer, plutôt dans les chemins de traverse.

Le bonheur à l'école, un documentaire disponible sur CANAL+ à partir du 27 octobre.