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LE CIEL EST À MOI, l’histoire folle de l’inventeur du jet-pack

Posté par Marc Larcher le 15 octobre 2021
Quand l’hélicoptère ne suffit pas

David Mayman n’est pas un être humain comme les autres. Tout d’abord, alors que la majorité de ses contemporains passe ses jours et ses nuits sur terre, lui est devenu, tout en menant une carrière d’entrepreneur à succès, un pilote d’hélicoptère chevronné. Pour autant, cela n’a pas suffi à l’Australien, car son rêve a toujours été de voler mais de voler vraiment sans l’aide d’un véhicule encombrant, comme il en rêvait enfant. Et si chacun a déjà envisagé cette possibilité avec des étoiles dans les yeux, lui n’a jamais oublié cette promesse qu’il s’était faite. Mieux, il y a consacré plus de dix ans de sa vie. La solution ? La même qu’emploie Sean Connery dans OPÉRATION TONNERRE (1965) de Terrence Young, un jet-pack, la machine qu’on appelle en bon français un réacteur dorsal, soit un équipement qui permet à celui qui le porte de décoller, voler et atterrir de façon autonome. Sauf que tout James Bond qu’il est, 007 ne volait à l’époque que pendant une vingtaine de secondes. Or David Mayman voit beaucoup, beaucoup plus loin que cela.

Le pilote, l’ingénieur et le documentariste

Il fallait un documentariste hors du commun pour suivre une aventure aussi folle et aussi longue que la sienne. C’est son compatriote le réalisateur Gregory J. Read qui s’y colle, celui dont la société Aerial Film Australia a collaboré pour les plans aériens sur les films ALIEN : COVENANT (2017) de Ridley Scott, PIRATE DES CARAIBES : LA VENGEANCE DE SALAZAR (2017) de Joachim Ronning et Espen Sandberg ou AQUAMAN (2018) de James Wang. Du sérieux, du costaud. Et voilà les deux hommes qui organisent et filment les essais de chaque version du jet-pack en développement aux quatre coins du monde : à Los Angeles en 2007, au Mexique en 2009, en Australie en 2010, en République tchèque en 2012, aux Pays-Bas en 2013… Jusqu’au moment où son rêve initial, celui de voler autour de la statue de la Liberté à New-York prendra vie en 2015 pour la première mondiale du vol en jet-pack. Entre temps, David Mayman a rencontré et travaillé d’arrache-pied avec l’ingénieur Nelson Tyler, inventeur plus tout jeune d’un prototype de jet-pack employé au Jeux Olympiques de 1984 et d’un système de stabilisation pour caméras volantes. C’est ensemble que ces deux passionnés vont réussir leur pari en créant une version fiable de la machine capable de voler à plus de 100 km/h en utilisant des réacteurs miniatures.

Des essais au risque de sa vie et de sa fortune

Une telle obsession a un coût que LE CIEL EST À MOI n’omet pas de décrire. À de nombreuses reprises, David Mayman a été brûlé et blessé pendant les vols au point de manquer d’y perdre la vie. C’est en effet lui qui essaie chaque modèle et subit les explosions, chutes et accidents divers qui ne manquent pas de se produire lors des tentatives de vol de longue durée. Tandis que sa famille tout comme leur compte en banque, ont été eux aussi consumés par cette quête dévorante. Une fois la première réussie à New York, le pilote David Mayman ne s’arrête pourtant pas là. Redevenu un business-man hors-pair, il a l’intention de vendre sa machine au monde entier puisqu’à l’écouter il s’agit tout bonnement du « futur du transport individuel ».

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