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Le Tour du monde en 46 heures : embarquez en avion pour un exploit express

Faire le tour du monde en avion en moins de deux jours (et pulvériser ainsi le précédent record), pour commémorer les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, cinquante ans auparavant, le 20 juillet 1969, au cours de la mission Apollo 11.

C’est le défi fou que s’est lancé un équipage international. Tout en compensant son empreinte carbone… Un exploit technique réalisé le 9 juillet 2019 et raconté heure par heure dans le documentaire Le Tour du monde en 46 heures.

On y suit une équipe de quatre pilotes chevronnés, menée par un ancien astronaute américain de la NASA (Terry Virts, également réalisateur du documentaire), appuyée par un mécanicien, une hôtesse de l’air et bien sûr, un centre de contrôle au sol, dans leur mission baptisée « One More Orbit ».

Ceux-ci sont accompagnés par une équipe de tournage à bord, « de pauvres passagers qui effectueront l’équivalent de quatre vols Londres-Los Angeles ». Mais heureusement, ici, on mange mieux que dans l’espace, sourient les pilotes.

Le défi est de taille : il s’agit de décoller de Cap Canaveral, en Floride, de relier les deux pôles et de revenir au point de départ, à bord d’un avion d’affaires ultra long-courrier (le Qatar Executive Gulfstream G650ER).

Le tout, en s’arrêtant plusieurs fois pour le ravitaillement en essence, à l’île Maurice ou à Punta Arenas, au Chili. Et en allant le plus vite possible… « Le défi, c’est que le ravitaillement doit être le plus rapide possible, comme en Formule 1 », explique l’équipage.

Ce qui n’a rien d’un jeu d’enfant, même pour les pilotes les plus expérimentés. « C’est un itinéraire semé d’embuches », indique le capitaine Ian Cameron. « Énormément de choses pourraient mal tourner. »

Et pour cause : il faut à la fois surveiller la météo terrestre et la météo spatiale. De plus, survoler le pôle Sud est dangereux. À cette période de l’année, il fait nuit 24 heures sur 24. En cas de problème, il n’y a pas vraiment possibilité de se poser puis de redécoller… Car l’avion gèlerait.

Pas à pas, embarqués à bord de l’avion, on suit cette folle course à travers le globe, dans la bonne humeur, qui rappelle parfois à certains membres de l’équipage la vie à bord de la station spatiale internationale (ISS).

Avec son lot de problèmes imprévus, comme la tuyauterie qui gèle tout d’un coup ou la météo capricieuse, qui contrarie les plans de la mission…

Ce qui n’empêche pas l’équipage, malgré la pression, le stress et la fatigue intenses, de garder le sourire tout au long des quarante six-heures, quarante minutes de vingt-deux secondes de la mission. Prêts à embarquer ?

Le Tour du monde en 46 heures, Documentaire, 1h11, en ce moment sur PLANÈTE+.