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Love Fraud, la série documentaire de « true crime » qui a tenu l’Amérique en haleine

C’était l’homme parfait. Il était tantôt pilote d’avion, tantôt dans la finance. À 47 ans, il était charmant, attentionné, faisait du karaté, de la moto ou jouait dans un groupe. Il offrait facilement des cadeaux, savait cajoler, complimenter, était attentionné. En somme, « c’était le compagnon idéal ».

Du moins, c’est ce qu’elles croyaient toutes. Dans la mini-série américaine de « true crime » Love Fraud, en quatre épisodes, Heidi Ewing et Rachel Grady reviennent sur l’incroyable affaire Richard Scott Smith, aux côtés de ses victimes présumées.

Ce séducteur en série en a berné plus d’une, avec une méthode simple et pourtant imparable. Il s’inscrivait sur des applications ou sites de rencontres, se créait un profil attractif, donnait rendez-vous à des femmes et les charmait.

Généralement, au bout de deux semaines, il leur disait qu’il les aimait. Au bout d’un mois, il leur offrait une bague avec un diamant et les demandait en mariage. Ce n’est qu’après qu’il les incitait à créer un compte joint, pour payer les mensualités des biens qu’il achetait au nom de ses épouses : voitures, appartements… Avant de disparaître comme par magie.

Quand elles ont découvert le triste pot-aux-roses, les femmes bernées par l’escroc ont décidé de se rencontrer, de s’unir et de traquer le goujat polygame. Lisa, sa sixième femme, a même créé un blog faisant part de ses exactions, pour prévenir ses proies potentielles.

Car face à ce récidiviste, la justice ne peut pas grand-chose : il n’est jamais condamné à de la prison ferme et disparaît facilement dans la nature, sous de multiples identités. Étant marié, utiliser l’argent du ménage n’est pas un crime… Il n’est donc poursuivi que pour des délits mineurs.

Soudées, déterminées et avides de justice, Sabrina, Tracy et les autres ont fait appel à une chasseuse de primes à qui on ne la fait pas, Carla Campbell, de Kansas City. Qui commence d’abord à les enguirlander copieusement : « Mais comment êtes-vous tombées si facilement dans le panneau ? Franchement, je ne comprends pas. Si vous voulez un homme, allez sur Fermiers.com. »

S’il a « détruit la vie » de certaines d’entre elles, elles n’en ont pas perdu leur sens de l’humour pour autant : « J’avais vraiment cru que j’avais touché le gros lot », plaisante Sabrina. Dans le Kansas ou le Tennessee, ensemble, elles vont le traquer, à l’aide de détectives privés et de la police locale. Relever des indices, « planquer » devant son entreprise, contacter son énième compagne…

Love Fraud suit cette enquête complexe et hors normes, sur les traces de l’insaisissable escroc. Cette mini-série, qui a tenu l’Amérique en haleine, ne verse jamais dans le voyeurisme. Au contraire, les victimes sont suivies avec empathie.

Un document qui, outre l’aspect criminel, évoque aussi d’autres enjeux de société, comme cette culture du « dating » (rendez-vous amoureux) américaine impitoyable, surtout pour les femmes, surtout si elles ont passé un certain âge.

Love Fraud, Série documentaire en première exclusivité, à voir en ce moment sur PLANÈTE+ CI.