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Négociateurs, le prix d’une vie, dans les coulisses des libérations d’otages

Trouver les bons mots, calmer, rassurer, et faire en sorte que tout se finisse bien : c’est le rôle des négociateurs qui parlementent avec les preneurs d’otages, auxquels une série documentaire est consacrée.

Dans Négociateurs, le prix d’une vie, de Sandra Rude, on suit ces hommes au sang-froid exemplaire qui interviennent tout au long de l’année quand des vies sont en jeu, de la région parisienne au golfe d’Aden (dans l’épisode « Le Ponant », retraçant la prise d’otage survenue sur le voilier du même nom en 2008, par des pirates somaliens).

Le premier épisode revient sur la prise d’otages du centre pénitentiaire de Fresnes (Val de Marne), le 27 mai 2001, restée dans les annales.

Convoquant les acteurs de l’époque, il reconstitue cette impressionnante tentative d’évasion de deux détenus, où une pilote d’hélicoptère a elle-même été prise en otage pour survoler la prison… Des tirs ont été échangés, des surveillants pris en otage et blessés.

Tout de suite, un important dispositif policier est mis sur pied, avec commissaires, unités de CRS et du RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion).

Première mission pour les policiers : récolter un maximum d’informations sur l’environnement, mais aussi sur les preneurs d’otages (contexte familial, antécédents psychiatriques…), pour pouvoir négocier au mieux.

Et instaurer un dialogue apaisé avec les preneurs d’otages, comme le dévoile dans le documentaire Christophe Caupenne, expert en négociation de crise. « Le premier contact est millimétré », explique-t-il.

Celui-ci, aidé de ses collègues, a patiemment noué une relation de confiance avec le détenu Christophe Khider, 30 ans, lui parlant au téléphone pendant de très longues heures, jusqu’à sa reddition. Un exercice d’équilibriste dans lequel on n’a pas droit à l’erreur.

Mais parfois, les preneurs d’otages sont instables psychologiquement, et le dialogue est plus difficile pour les négociateurs. Dans l’épisode « Angers-Blagnac », on revient sur la prise d’otages du 7 mai 2019, à l’ouest de Toulouse.

Un jeune homme armé s’était retranché avec quatre femmes dans un tabac. Il s’est avéré qu’il s’agissait d’un adolescent de 17 ans, qui se revendiquait du mouvement des Gilets jaunes. Pendant sept heures, l’antenne du RAID de Toulouse a tenté de le raisonner. Il a fallu le convaincre de libérer les otages, puis de se rendre lui-même, ce qui était loin d’être gagné.

Pourtant, les négociateurs parviennent à trouver un terrain d’entente dans la grande majorité des cas. « La négociation peut aboutir, même si la situation paraît désespérée », dit l’un d’eux. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Négociateurs, le prix d’une vie, Série documentaire en première exclusivité, 2 épisodes de 1h05, à voir sur PLANÈTE+ CI.