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Pourquoi Martin Luther King a choisi la non-violence

Montgomery, Alabama, 1955. Jeune pasteur, Martin Luther King se lance dans une lutte difficile. Pour soutenir Rosa Parks, qui a refusé de céder sa place à un Blanc dans un bus, il organise le boycott de la compagnie de transport.

Il obtiendra gain de cause : la Cour suprême déclare anticonstitutionnelles les lois ségrégationnistes de l’État. Un leader politique est né et avec lui, le mouvement des droits civiques. 

« Il a montré que la communauté noire pouvait résister à la ségrégation », explique le biographe David Garrow dans le documentaire.

Alors que les suprématistes blancs dynamitent les églises, Martin Luther King, au contraire, embrasse une politique non violente pour faire avancer l’égalité.

En 1957, il fonde une association qui coordonne des actions locales des militants noirs. Sit-ins, manifestations : la résistance se met en place. Sa pensée essaime.

Celle-ci est le résultat d’un cheminement intellectuel et spirituel. De Gandhi, voix de la désobéissance civile, dont il a découvert l’œuvre lors de ses études à Boston.

De Jésus, aussi. Et de Henry David Thoreau, auteur de La Désobéissance civile (1849), qui protesta contre l’esclavage. « Les enseignements de Thoreau ont repris vie dans notre mouvement pour la défense des droits civiques, écrira-t-il. En vérité, ils sont plus vivants que jamais. »

Et se retrouvent dans les actions du militant. En 1963, à Birmingham, Alabama, Martin Luther King enjoint les jeunes à défiler pour protester contre la ségrégation. Les manifestations sont très violemment réprimées. Largement couverte par les médias, cette campagne restera comme un modèle d’action directe non violente.

Le pasteur, lui, est une fois de plus emprisonné. De sa cellule, il précise sa pensée : « Il existe deux catégories de lois : celles qui sont justes et celles qui sont injustes. Je suis le premier à prêcher l’obéissance aux lois justes. (…) Inversement, chacun est moralement tenu de désobéir aux lois injustes. » 

Quelques mois plus tard, il prononçait à Washington son fameux discours « I have a dream », qui inspirera des générations. Pour lui, la désobéissance civile est une force créative et positive, résolument tournée vers l’avenir.

Le pasteur, qui sera assassiné le 4 avril 1968, ne cédera jamais aux sirènes de la violence. « La haine est un fardeau trop lourd à porter », disait-il.

Série documentaire À droite sur la photo, en ce moment sur PLANÈTE+.