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Sexe, drogues et chauve-souris : un doc sur la vie complètement dingue d’Ozzy Osbourne

Comment résumer toutes les vies rocambolesques du chanteur de Black Sabbath ? Le documentaire Les 9 vies d’Ozzy Osbourne a choisi neuf chapitres marquant de l’existence de la rock star aux éternelles lunettes rondes fumées, que vous connaissez peut-être également en tant que vedette de la télé-réalité, dans l’inénarrable show The Osbournes (2002-2005, MTV).

Partant de ses débuts à Birmingham, le film accompagne la star jusqu’à aujourd’hui. Le « prince des ténèbres » lui-même commente tous les épisodes fondateurs de sa longue carrière et de sa vie personnelle (tout aussi mouvementée), avec son franc-parler et son humour habituel, toujours habillé comme Dracula à 71 ans.

Enfant d’une famille nombreuse, le petit John Michael Osbourne, né en 1948, se passionne très tôt pour la musique, et en particulier pour les Beatles, ses idoles absolues.

Cancre dyslexique, petit délinquant aux cheveux longs, il trouve le salut en formant Black Sabbath en 1968 avec le bassiste Geezer Butler, le batteur Bill Ward et le guitariste Tony Iommi. Ensemble, férus de blues, les autres « Fab Four » chevelus inventent un son, un style, qui influencera une bonne partie des groupes de rock jusqu’à aujourd’hui : le heavy metal.

Avec ses thèmes occultes, les riffs de guitare plus bas que terre de Iommi, et le chant haut perché si particulier d’Ozzy, les quatre de Birmingham, très vite, atteignent le succès. Leurs premiers albums partent comme des petits pains.

Les quatre musiciens de l’Angleterre laborieuse, « négligés » mais en tête des charts, se retrouvent alors soudainement projetés dans le grand cirque du rock’n’roll, et tout ce qui va avec : tournées internationales, groupies, alcool, drogues et vestes à franges (« Mais qu’est-ce qui n’allait pas, chez moi ? » se demande Ozzy avec le recul, en apercevant son look d’alors).

Le premier mariage de la rock star, devenue père de famille, n’y résistera pas. En 1972, lors de l’enregistrement de leur quatrième album à Los Angeles, ils sont sous cocaïne 24 heures sur 24 (la moitié du budget a servi à payer les drogues, selon le bassiste).

Au-delà des concerts à guichets fermés, on assiste alors à la lente descente aux enfers de Black Sabbath, et surtout, de son chanteur, aux prises avec ses démons. Lequel finira par se faire éjecter de son propre groupe… Avant de rebondir en solo, puis de rechuter, de rebondir, de rechuter…

Jusqu’à ce qu’il atterrisse en désintox (et demande à la réception où se trouve le bar). Le tout, en produisant un maximum de scandales. L’occasion de revenir entre autres sur le fameux épisode dit de la chauve-souris – à Des Moines en 1982, il arrache la tête d’un mammifère en plein concert, pensant qu’il s’agissait d’un jouet en plastique.

Osbourne, les membres de sa famille, producteurs et musiciens (de Marilyn Manson à Ice-T) reviennent sur une vie complètement folle, et sur l’époque non moins folle des années 1970 et 1980, celle de tous les excès. Qui semble bien révolue aujourd’hui.

D’ailleurs, Ozzy a l’air désormais bien rangé des voitures, étant devenu, grâce à l’émission de MTV, un genre de père de famille à la Homer Simpson auquel tout le monde peut s’identifier.

Ce qui ne l’a pas empêché de fêter les cinquante ans de carrière de Black Sabbath en grande pompe. Ni de faire récemment un duo avec Elton John, autre Britannique revenu de tout, sur le dernier album solo de la légende du metal. Son nom ? Ordinary Man. Un homme ordinaire. Ou presque.

Les 9 vies d’Ozzy Osbourne, de R. Greg Johnston, Documentaire en première exclusivité, 1h22, en ce moment sur PLANÈTE+ A&E.