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Titanic, la dernière preuve, un documentaire sur les ultimes secrets du Titanic

Que sait-on vraiment du naufrage du Titanic ? Les zones d’ombres entourant la plus grande catastrophe maritime de l’époque, survenue dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 dans l’océan Atlantique, quatre jours seulement après le départ du bateau, restent nombreuses.

Le documentaire Titanic, la dernière preuve se propose de revenir sur l’histoire de ce paquebot hors normes, fleuron de la compagnie White Star Line. Avec l’aide d’historiens, de journalistes, d’images d’archives, de reconstitutions 3D et surtout, d’un document inédit : le journal personnel de Lord Mersey, chargé de l’enquête anglaise après le drame, encore jamais révélé au public.

On revient d’abord sur la genèse de cette traversée inaugurale, partie de Southampton en Angleterre, avec à son bord près d’un millier de passagers (des couches les plus riches de la société aux plus modestes, souhaitant émigrer aux États-Unis), et presque autant de membres d’équipage.

On connaît la suite de l’histoire : le transatlantique heurtera un iceberg au large de Terre-Neuve et sombrera en moins de trois heures, faisant environ 1500 morts.

Cette catastrophe aurait-elle pu être évitée ? Y a-t-il eu des erreurs humaines ? Pour éclairer les circonstances du drame, plusieurs enquêtes sont diligentées, dont une anglaise, dirigée par le juriste et homme politique Lord Mersey, de mai à juillet 1912.

Près d’une centaine de témoins sont auditionnés, 25 000 questions sont posées. À la fin, la commission ne relève aucune défaillance humaine majeure. Mais, plus de cent ans après, Titanic, la dernière preuve, dévoile une autre histoire.

Pour la première fois, un descendant de Lord Mersey ouvre une boîte poussiéreuse, qui contient les notes personnelles de son aïeul prises durant l’enquête.

Celles-ci nous en apprennent davantage sur le naufrage. Ainsi, quand l’une des vigies auditionnées raconte que seuls deux des vingt canots de sauvetage avaient été testés avant l’embarquement et que l’équipage n’était pas préparé à une évacuation, Lord Mersey note dans son carnet rouge que c’est « inhabituel ».

Celui-ci souligne également, à plusieurs reprises, qu’à aucun moment, le commandant Edward Smith n’avait ralenti, maintenant sa vitesse à environ 22 nœuds (41 km/h). Une vitesse « excessive », d’après les notes de Mersey.

Pourtant, avant la collision, le commandant avait reçu de nombreux messages d’avertissement de bateaux navigant dans la zone, indiquant la présence d’icebergs et de « mers de glace ».

Informé, Bruce Ismay, président de la White Star qui a survécu au naufrage, s’est contenté de glisser le message dans sa poche. Voulait-il que le bateau arrive au port à l’heure à tout prix, devant les journalistes ?

Lord Mersey écrit encore que des portes étanches, ouvertes pour évacuer l’eau, n’ont pas été refermées, faisant sombrer le bateau plus vite. Ou que certains canots de sauvetage n’ont pas été remplis au maximum de leur capacité, alors même qu’il n’y avait pas assez de place pour contenir tous les passagers du Titanic.

Si l’enquête de Mersey n’a pas incriminé directement l’équipe, celle-ci a conduit à une réforme maritime importante, avec la création de la patrouille internationale des glaces, entre autres.

Les historiens interrogés dans le documentaire sont unanimes : « C’était un accident, mais il aurait clairement pu être évité. » 

Titanic, la dernière preuve, Documentaire, 1h29, à voir en ce moment sur PLANÈTE+.