Benedetto emmène l'OM

Posté par Pierre Ménès le 15 Septembre 2019

Il y avait donc trois matchs ce dimanche. Deux supers et une purge. On a commencé par la purge, entre une équipe de Nantes qui aimerait bien jouer au football mais qui est limitée en moyens offensifs et une équipe de Reims qui s’est un peu auto-caricaturée à vouloir être uniquement solide sur le plan défensif et qui s’est exposée à une action bien construite de l’adversaire. C’est Coulibaly qui a marqué le but de la victoire pour les Canaris, d’un joli tir croisé. Nantes tourne bien depuis l’arrivée de Gourcuff et s’est installé sur le podium. Alors évidemment, on ne retrouve pas l’allant technique du Gourcuff version Lorient, mais le technicien breton ne dispose pas des mêmes joueurs non plus. 

Saint-Etienne-Toulouse a été beaucoup plus agréable et cela a longtemps été grâce au Téfécé, qui aurait pu mener 3-0 dans ce match quand la frappe de Saïd a terminé sa course sur le poteau. Car avant cela, les hommes de Casanova avaient inscrit deux buts, un penalty de Gradel pour une faute inutile de Kolodziejczak sur Leya Iseka et un joli but du même Leya Iseka. Les Toulousains ont eu des occasions pendant toute la rencontre et cela fait longtemps que je n’ai pas vu le Tef’ aussi bien armé offensivement. Il a fallu un but magnifique d’Hamouma - contrôle orienté parfait et frappe enroulée - pour remettre les Verts sur les bons rails avant le repos, avant que les joueurs de Gasset égalisent en seconde période, toujours par Hamouma.

Malheureusement, la fin de ce match très plaisant jusqu’ici a été monopolisée par l’arbitre, qui a d’abord refusé un penalty absolument évident pour une charge de Gradel sur Cabaye. Alors déjà, que la VAR ne lui signale pas son erreur, c’est hallucinant. Mais ce qui l’est encore plus, c’est que l’homme en noir est à dix mètres de l’action, non masqué. Il y a aussi eu le but de Koulouris refusé pour un ongle de gros orteil hors-jeu. Il aurait donc pu (dû) y avoir deux buts de plus dans ce match. Au final, ce nul 2-2 reste un bon résultat pour Toulouse et un mauvais pour Sainté, qui semble toujours aussi court physiquement, à l’image de Boudebouz et Khazri. 

Et puis en soirée, on a vu un grand OM à Monaco. Les Olympiens se sont retrouvés menés 2-0 après une demi-heure de jeu, de façon un peu imméritée après leur bon début de match, sur un doublé de Ben Yedder. Mais Marseille a gardé son organisation, ne s’est pas désuni, a continué à attaquer et a profité à la fois des faiblesses physiques de Monégasques qui ne travaillent pas et de la défense catastrophique de l’ASM. Entre Lecomte qui n’arrête jamais rien, Aguilar mal placé, Glik et Maripan qui rivalisent de lenteur et Ballo-Touré qui pense plus à être devant que derrière, c’est impossible de gagner un match de Ligue 1. 

En face, l’OM a livré un très bon match et se replace au classement, notamment grâce à un joueur dont je ne vais pas tarder à devenir fan. Au-delà de ses deux buts, Benedetto travaille pour l’équipe, il remise bien, il défend bien, il est très efficace dans les deux surfaces. Autant j’étais très sceptique sur le fait qu’un Argentin de 29 ans jamais contacté par un club européen et gravement blessé soit une bonne pioche, autant il est en train de me donner tort. Bravo à lui. Bravo aussi à Germain, qui évoluait à droite hier soir et qui a marqué et délivré une passe décisive. Je trouve cet OM séduisant et il me tarde de voir son prochain match, samedi au Vélodrome face à Montpellier.

Pierrot