France-Turquie : l'analyse

Posté par Pierre Ménès le 15 Octobre 2019

J’avoue qu’une fois de plus, j’ai été déçu par la compo de départ de Deschamps avec ces trois milieux défensifs alignés d’entrée pour jouer à domicile un match que tu dois gagner face à une équipe dont tu sais que le grand point fort est la défense. De fait, longtemps dans cette rencontre les Turcs n’ont fait que défendre. La première période de l’équipe de France a pourtant été assez correcte. Sous l’impulsion d’Hernandez qui, avec Griezmann et à un degré moindre Coman ont bien animé le côté gauche. C’est de là que sont venues les meilleures occasions. 

Les Bleus boitaient de leur pied droit - Sissoko a eu deux occases mais sur des ballons venus initialement… de la gauche et Pavard n’a pratiquement rien apporté sur le plan offensif - et ont souvent péché dans le dernier geste. Après, quand tu as la chance de marquer sur un coup de pied arrêté à un quart d’heure de la fin, tu te dois d’être attentif sur un autre coup de pied arrêté cinq minutes plus tard, dans ton camp cette fois, et ne pas encaisser l’égalisation.  

Alors ce nul n’est pas catastrophique dans ce groupe de qualification déséquilibré. L’EdF a deux matchs assez faciles pour terminer et pourra espérer récupérer Kanté, Pogba et surtout Mbappé. Mbappé dont l’absence s’est cruellement fait sentir lors de ces deux matchs. Et puis on peut espérer aussi que Dembélé aura un peu plus de temps de jeu à Barcelone et pourra retrouver le groupe France, que Deschamps changera d’opinion sur Lacazette… Tout le monde loue le potentiel offensif incroyable de l’équipe de France et pourtant, on ne l’a pas beaucoup vu, ni en Islande, ni face à la Turquie. Je pense que les Bleus sont capables de faire mieux que ce qu’ils ont montré lors de ces deux matchs. 

Quand Deschamps a fait entrer Giroud à la place de Ben Yedder, je me suis demandé si c’était interdit pour les Bleus de jouer avec quatre joueurs offensifs. Même s’il faut dire aussi, pour être tout à fait objectif, que la fin de match des Turcs incitait à l’inquiétude et à la prudence. Parce que les hommes de Gunes se sont enhardis dans le dernier quart d’heure, selon un plan probablement établi au départ. Au final, OK les Bleus sont champions du monde, youpi ! Mais ils n’auront pris qu’un point face à la Turquie dans ce groupe et je ne suis pas certain que ce soit un signe très encourageant pour la suite. Mais encore une fois, la priorité est de récupérer nos blessés.

Pierrot