Intense et sans vainqueur

Posté par Pierre Ménès le 29 Septembre 2019

Trois matchs au programme de ce dimanche : deux médiocres et un super. Et comme bien souvent hélas, les deux médiocres ont eu lieu dans l’après-midi avec pour commencer un Strasbourg-Montpellier remporté par les Alsaciens sur une tête d’Ajorque bien servi par Djiku. On le sait, les Strasbourgeois ont joué six matchs de plus que les autres - exceptés les clubs européens - ils sont un peu fatigués et pas non plus en confiance. Maintenant, moi qui ne supporte plus le système à cinq de Laurey, là je pouvais le comprendre puisque Montpellier jouait avec deux pointes. Ce que je n’ai pas compris en revanche, c’est le turnover de Der Zakarian. Comme si les joueurs n’étaient pas capables de faire trois matchs en huit jours avec une semaine de repos derrière. 

Visiblement l’important était de gagner le derby contre Nîmes et il y a eu une petite impasse de faite sur ce match, que les Héraultais ont payée. Ils n’ont pas existé offensivement avant la fin du match lorsque Mollet et Laborde sont rentrés. Alors il y a eu ce penalty pour une faute de Simakan tiré par Skuletic et que Sels a magnifiquement repoussé, comme il a repoussé deux autres tentatives montpelliéraines en deuxième période, notamment cette reprise de Camara sur laquelle il réalise un arrêt exceptionnel. C’est grâce à son gardien belge que Strasbourg a remporté sa deuxième victoire de la saison.

Un peu plus tard dans l’après-midi, on a eu droit à un petit hold-up à Nîmes, où malgré des stats faméliques et un manque de confiance évident, les Verts se sont imposés grâce à un joli coup de tête de Debuchy sur corner. Mais il faut reconnaître que les meilleures occasions ont été gardoises, Moulin malgré sa rupture d’un tendon du poignet sortant un bon match. Les Stéphanois ont montré du courage et aussi leur soutien à Printant, traité de façon ignoble par ses dirigeants, qui ne lui disent rien. Je ne peux pas cautionner ce genre de comportement. Ce n’était peut-être pas le meilleur entraîneur pour les Verts et il va certainement être remplacé par Puel dans la semaine, mais c’est un mec bien, avec des valeurs. Et on ne se comporte pas comme ça avec un mec bien, qui a été saisi par l’émotion quand il a pris son fils dans ses bras à la fin du match.

Et puis en soirée on a assisté à un bel affrontement, physique mais surtout tactique, entre Marseille et Rennes. Auteurs d’une bonne première période, les Bretons ont ouvert le score par Niang sur un joli centre de Da Silva. A ce moment-là, les Rennais étouffaient l’OM, avec un Sarr inexistant au poste de milieu offensif droit, un Benedetto sevré de ballons et un Rongier qui n’arrivait pas à se situer. Mais au repos, la réponse tactique de Villas-Boas a été excellente. Il a sorti Amavi pour faire entrer Radonjic, avec une réorganisation qui a entraîné six autres changements dans le schéma de l’équipe. En général, on considère que ça fait beaucoup. 

Mais là, ça a bien fonctionné. Marseille a montré plus d’allant, a mieux tenu le ballon et s’est montré globalement plus dangereux, même s’il lui a fallu un coup de pied arrêté pour égaliser, avec cette tête au premier poteau de Caleta-Car sur un corner bien frappé par Sarr. Un deuxième acte marqué par deux décisions litigieuses : le tirage de short de Sanson sur Traoré juste avant l’action qui amène au corner, et la main de Strootman dans sa surface qui aurait sans doute mérité un penalty, monsieur Schneider ayant justifié son refus de l’accorder par la non-intentionnalité de la main. Ce qui, compte tenu des dernières consignes données aux arbitres sur l’interprétation de ces phases de jeu, est une nouveauté…

Pierrot