Paris repart de l'avant

Posté par Pierre Ménès le 28 Septembre 2019

Cela va de plus en plus mal pour l’OL, battu à domicile par Nantes. Cette équipe n’avance pas, ne crée pas de jeu, ne montre toujours aucune envie ni allant, et pas la moindre intensité. En fait, cet OL ne montre plus rien. OK, Lafont a fait un bon match et réalisé quelques arrêts, mais les prestations individuelles des Lyonnais étaient nulles. Tout comme le seul but de cette rencontre, marqué par Marçal contre son camp d’un étonnant double-contact lobé que Lopes a sorti trop tard de son but.

Ce que j’ai trouvé assez nul aussi, ce sont les déclarations de Juninho après cette défaite. Ce n’est pas le discours que doit tenir un directeur sportif au bout de sept journées de championnat, même si ça va mal. Les paroles du Brésilien étaient très négatives, très alarmistes. On ne lui demande pas de faire le béni oui-oui et de protéger ses joueurs à tout crin, mais pas non plus d’être aussi pessimiste. Là, il a chargé les joueurs et a clairement annoncé que Sylvinho était en danger. Sauf que lui ne se remet pas en cause, à part dire que c’est Aulas qui va décider. Mais évidemment que c’est Aulas qui va décider ! 

Pour l’instant, le duo Sylvinho-Juninho est un four. Même s’il faut bien reconnaître qu’on fait cette saison les mêmes reproches aux mêmes joueurs que la saison dernière. Le recrutement n’est pas bon, les départs n’ont pas été compensés qualitativement. Personne n’a la fougue de Ndombélé au milieu, personne n’a la finesse technique de Fekir devant. Alors bien sûr, cette équipe va réagir tôt ou tard, mais pour l’instant Lyon passe à côté de ce début de championnat et n’a pas pris le bon wagon…

Que dire de la prestation bordelaise ?

Cela s’était très mal passé pour un demi-PSG face à Reims mercredi dernier. Cette fois, avec Thiago Silva, Gueye, Verratti et Di Maria de retour dans le onze de départ, on a vu un PSG bien plus consistant défensivement et plus efficace au niveau du pressing au milieu. On a cependant pu voir que même avec Di Maria et Neymar devant, jouer sans avant-centre, c’est impossible. Même pour Paris. Et il a fallu l’entrée en jeu de Mbappé pour changer le visage d’un PSG qui s’était montré trop imprécis jusque-là dans le dernier geste et s’était heurté à un grand Costil. 

Mais c’est sûr qu’avec une vraie pointe devant, cela change tout. Lancé en profondeur, Mbappé a offert le seul but du match à Neymar. Le Brésilien qui est toujours, et c’est bien logique, loin de sa meilleure forme. Ce n’était que son 5e match en 4 mois et il connaît un petit coup de pompe assez compréhensible. Mais en tout cas, il ne se cache pas, il fait jouer les autres et il a une bonne attitude. C’est bien de le souligner aussi. 

Alors tout le monde va dire que c’était un petit PSG. Ce qui est vrai. Mais alors que dire de la prestation bordelaise ? Les Girondins avaient pris pas mal de points et marqué pas mal de buts, ils auraient pu jouer ce match avec une autre ambition, une autre envie, en proposant du jeu. C’est bien gentil de dire dans la semaine que le PSG n’est plus imbattable, encore faut-il faire quelque chose pour le battre et pas jouer à dix derrière sans aligner quatre passes de suite pendant tout le match. Alors c’est sûr, le PSG a gagné ses derniers matchs 1-0 mais bon, les équipes sont tellement défensives en face…

Jardim a trouvé la formule

En soirée, Angers qui pouvait rejoindre Paris en tête du classement n’a pu faire mieux que match nul face à Amiens. Piégés en première période par un but de Mendoza consécutif à une grosse erreur de relance de Butelle, les hommes de Moulin ont égalisé en fin de match sur un but somptueux d’Alioui, le troisième en deux matchs pour l’attaquant marocain. A Saint-Symphorien, Metz et Toulouse sont passés par toutes les émotions pendant une fin de match échevelée, achevée sur un match nul assez logique. 

On attendait de voir comment Reims allait digérer son succès à Paris et malheureusement pour eux, les Champenois ont eu une digestion compliquée et les jambes lourdes face à la lanterne rouge. Grâce à des buts de Tavares et Baldé, le DFCO a enfin obtenu sa première victoire de la saison et c’est assez mérité vu leurs récentes prestations. Méritée, la victoire monégasque face à Brest l’est aussi. Après leur succès dans le derby face à Nice, les joueurs de la Principauté disposés en 3-5-2 ont réalisé un petit festival offensif, avec une prestation XXL pour Slimani, auteur d’un but et de trois passes décisives. Après un début de saison cataclysmique, Jardim semble avoir trouvé la bonne formule.

Enfin le match au sommet de la soirée avait lieu à l’Allianz Riviera, où Nice et Lille se sont quittés avec un point chacun. La première période a été très intense et agréable à suivre entre deux équipes dont le jeu de transition rapide est assez similaire. Le Gym a rapidement ouvert la marque par Dolberg, mais le LOSC a égalisé dix minutes plus tard sur un très joli but d’Araujo. La seconde période a été moins animée mais clairement, il faudra compter sur ces deux équipes dans la lutte pour l’Europe. 

Pierrot