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Cap d'Agde : l'Hollywood du libertinage français

Posté par Jean François Frontera le 29 août 2020
La France peut s'enorgueillir d'avoir la Tour Eiffel, le camembert et Richard Virenque. La France peut être fière aussi d'avoir le Cap d'Agde, véritable monument du libertinage international. Entre tourisme coquin et films pornographiques, nous nous sommes penchés sur ce Saint-Jacques-de-Compostelle de la partie fine.
La Baie des cochons

Dans les années 50, dans un petit village au pied d'un ancien volcan (le Mont Saint-Loup) près de la mer Méditerranée, deux frères entreprirent de réaliser leur rêve et de faire quelque chose de grand. Non, le début de cette histoire n'a rien à voir avec une publicité pour l'eau minérale Quézac puisque les deux frères en questions – les frères Oltra –, sont tout simplement les créateurs du premier camping naturiste au Cap d'Agde. 70 ans plus tard, le « Cap » est devenue une station balnéaire ultra prisée (près de 300 000 estivants/an) mais aussi l'un des haut-lieux du libertinage. Avec son village naturiste, ses très nombreuses boîtes de nuit aux noms évocateurs (le Tantra, le Kamasutra, le Palme Ré, Jeux de mains, le Glamour, etc...) et son célébrissime coin de plage surnommé « La Baie des Cochons », le Cap d'Agde entretient avec succès sa sulfureuse réputation. La spécialité du coin ? Surtout le sexe en public puisqu'ils s'y croisent des échangistes, exhibitionnistes et voyeurs de tous les pays. Un internationalisme de la fesse qui a conduit le site ibérique « El Español » à qualifier ce « Sodome et Gomorrhe du XXIe siècle » comme la capitale mondiale de la luxure.

Une source d'inspiration intarissable

Évidemment, il n'en fallait pas plus pour que le monde merveilleux du cinéma pornographique viennent s'intéresser à la station balnéaire et squatter ses bans de sable. Une petite recherche sur une base de données de film X (Internet adult film database) permet même d'affirmer que le Cap d'Agde est la deuxième ville la plus pornographiée en France entre 2000 et 2020 (en 1ère position, Paris). Niveau filmo, il y a donc l'embarras du choix : Matraquage anal au Cap d'Agde (2013), Libertines du Cap d'Agde (2018), Very Sex Trip au Cap d'Agde (2016), Soirées Privées au Cap d'Agde (2013), etc, etc... S'ajoutent à cela une multitude de petites vidéos amatrices sur les plateformes pornographiques comme Le voyeur priapique au Cap d'Agde, Baise au Cap d'Agde dans une tente devant mon mari ou La mère d'un ami me suce au Cap d'Agde. Dans l'ensemble, que ce soit chez les pros (Dorcel, Jacquie et Michel en ont tourné beaucoup sur le thème) ou chez les amat', ces productions mettent en scène des pratiques bien identifiées au libertinage « made in Cap » : sexe en plein air, gang-bang, cuckisme, voyeurisme, exhibitionnisme, jeune/vieux. Parmi toutes ces œuvres, un film a cependant spécialement retenu notre attention. Il s'agit de la première scène porno de la belle et jeune (19 ans à l'époque) Clara Morgane, celle-ci faisant du sexe avec Greg Centauro dans un bosquet. Une séquence que l'on regarde aujourd'hui non sans une certaine émotion.

Enfin, à défaut de ne pouvoir y aller physiquement cet été, vous pourrez toujours vous consoler en lisant quelques passages sur l'endroit dans Les Particules Élémentaires (1998) de Michel Houellebecq. En voici un court extrait : « Je sais ce qu’il faut faire, dit-elle après un nouveau temps de silence. On va aller partouzer au Cap d’Agde, dans le secteur naturiste. Il y a des infirmières hollandaises, des fonctionnaires allemands, tous très corrects, bourgeois, genre pays nordiques ou Bénélux. Pourquoi pas partouzer avec des policiers luxembourgeois ? ». Oui, qu'on se le dise, le Cap réunit plus les peuples qu'un directive européenne. 

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