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Êtes-vous fétichiste du latex ?

Posté par Jean François Frontera le 29 octobre 2020
Badass, sulfureux, provoc'... le latex fait l'objet d'un véritable culte dans les milieux fétichistes et BDSM. Entre deux coups de martinets, nous avons tenté de comprendre son haut potentiel érotique.
Plaisir des sens

Le latex est vraiment une matière formidable. Issu de l'hévéa, un arbre tropical, ce suc végétal sert à fabriquer des tonnes de choses utiles : les pneus, les capotes et surtout les magnifiques combinaisons moulantes appelées « catsuits » (la tenue de Catwoman, ça vous dit quelque chose ?). Le fétichisme qui lui est lié fait partie des fétichismes les plus courants (avec celui des pieds, des petites culottes...) et a généré une contre-culture d'une grande plasticité. Mais pourquoi tant d'êtres humains à qui la vie destinait sans doute une sexualité pantouflarde et des dimanches devant Michel Drucker, sont-ils devenus complètement accros au latex ? Il semblerait bien que ce matériau caoutchouteux ait le pouvoir merveilleux d'exciter les 5 sens et de faire perdre la boule à ses adorateurs. Tout d'abord, par la vue, avec ces corps délicieusement moulés mettant en valeur leurs courbes, leurs creux et leurs reliefs. Puis il y a le goût, l'odeur et le toucher si caractéristiques du latex, entre douceur laquée et senteur gommeuse. Enfin, au niveau sonore, les crissements et autres frottements sont particulièrement érogènes pour les « latexophiles ». Pour celle ou celui qui porte la combinaison, le bonheur d'avoir une « seconde peau » plaquée par la sueur est bien présent et donne l'impression d'être « habillé nu », tout en ayant un sex-appeal décuplé. Ces premiers éléments posés, faut-il aller chercher dans la petite enfance de ces fétichistes les raisons de cette attirance ? La psychanalyse répondrait évidemment « oui », puisque le fétichisme en général est relatif aux premiers émois sexuels, associés à un objet ou une situation durant l'âge tendre. Dans le cas du latex, cette matière est par exemple présente dans les tétines et reproduit sur le corps une sensation de chaleur protectrice rappelant l'état de nourrisson. Pourquoi pas, mais clôturons dorénavant ce chapitre « Docteur Freud » : il est temps de se pencher sur les applications pratiques du latex dans le monde magique de la pornographie.

Le gros pouvoir des maîtresses

Le latex a était reçu à fouets ouverts par le milieu BDSM (Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sado-Masochisme) si bien qu'il en est devenu un symbole. Les plus beaux exemples de catsuits moulants sont à aller chercher du côté du femdom (domination féminine) et de ses stars, les dominas. Ainsi, parmi les plus connues, Mistress T, Mistress Adina, Mistress Kendra James ou Mistress Madeline portent avec une badasserie extrême le latex. Attention toutefois avant d'aller vous jeter sur leurs vidéos car en les visionnant, vous entrerez dans des zones obscures et diaboliques du X. Hommes fouettés, torturés, sodomisés, testicules écrasées, éjaculations retardées, visages kärchérisés à l'urine... Les dominas s'en donnent à cœur joie et ont une interprétation très personnelle de l'égalité des sexes. D'une manière plus conventionnelle, ce kink a été plutôt bien mis en scène par les studios américains Sunset et leur collection Gothic avec notamment Latex Slaves (2007), Latex Hunger (2008) ou Forbidden Latex (2005). Culturellement parlant, comme toute tendance forte née dans les marges, ce fétichisme a fini par être mainstreamisé avec des apparitions très remarquées : Trinity dans Matrix, Michelle Pfeiffer en Catwoman, Britney Spears étincelante dans « Oops I did Again » ou Rihanna dans son clip « S&M », injustement censuré en France pour « moralité douteuse »....

Quelques tuyaux

Si à la lecture de ces lignes et à l'évocation du latex, vous avez ressenti au creux de vos reins des frissons incontrôlables, soit vous avez mal fermé une fenêtre chez vous, soit vous n'êtes pas fait pour une sexualité pantouflarde. Dans ce dernier cas, les chemins de ce fétichisme s'ouvrent à vous et comme dit plus haut, toute une contre-culture vous balisera la route. Depuis 1983 par exemple, le magazine anglais Skin Two fait office de bible, tout comme Heavy Rubber en Allemagne. Des réseaux sociaux lui sont aussi consacrés comme Fetlife, «géré par des fétichistes, pour des fétichistes». Pour trouver combinaison à vos mensurations, la mythique boutique Démonia à Paris saura répondre à toutes vos attentes. Et puis, pour sortir exercer vos talents, rien de tel que le club Cris et Chuchotements (oui, toujours à Paris mais il doit sûrement y avoir un endroit du genre près de chez vous). Ainsi, dans votre tenue de lumière, entre deux fessées et un téton mordillé, n'oubliez pas tout de même d'avoir une petite pensée pour ce très cher Michel Drucker...

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